Installer Debian Linux 3.0 sur ARM ---------------------------------- Bruce Perens Sven Rudolph Igor Grobman James Treacy Adam Di Carlo version 3.0.24, 18 December 2002 ------------------------------------------------------------------------------- Résumé ------ Ce document contient les instructions d'installation pour le système Debian GNU/Linux 3.0 sur l'architecture ARM (« arm »). Il contient aussi des pointeurs vers plus d'informations et sur la manière de tirer le maximum de votre nouveau système Debian. Copyright --------- On peut distribuer et modifier ce document selon les termes de la Licence Publique Générale GNU (GPL). (C) 1996 Bruce Perens (C) 1996, 1997 Sven Rudolph (C) 1998 Igor Grobman, James Treacy (C) 1998-2000 Adam Di Carlo Ce manuel est un logiciel libre ; vous pouvez le redistribuer et le modifier selon les termes de la Licence Publique Générale GNU telle que l'a publiée la Free Software Foundation (_fondation pour le logiciel libre_), soit selon la version 2, soit (à votre choix) selon toute autre version ultérieure. Il est distribué dans l'espoir qu'il sera utile, mais _sans aucune garantie_ ; sans même une garantie implicite de qualité loyale et marchande ni aptitude à un quelconque usage. Voyez la Licence Publique Générale GNU pour plus de détails. Une copie de la Licence Publique Générale GNU est disponible dans `/usr/share/common-licenses/GPL' dans la distribution Debian GNU/Linux ou sur le World Wide Web sur le site Web GNU (http://www.gnu.org/copyleft/gpl.html). Vous pouvez aussi l'obtenir en écrivant à la Free Software Foundation, Inc., 59 Temple Place - Suite 330, Boston, MA 02111-1307, USA. Nous vous demandons pour tout travail dérivé de ce document d'en attribuer correctement la paternité à Debian et à ses auteurs. Si vous modifiez et améliorez ce document, nous vous demandons d'en faire part aux auteurs de ce document, grâce à l'adresse . ------------------------------------------------------------------------------- Table des matières ------------------ 1. Bienvenue à Debian 1.1. Qu'est-ce que Debian ? 1.2. Qu'est-ce que GNU/Linux ? 1.3. Qu'est-ce que Debian GNU/Linux ? 1.4. Qu'est-ce que Debian GNU/Hurd ? 1.5. Comment obtenir Debian ? 1.6. Comment obtenir la version la plus récente de ce document 1.7. Organisation de ce document 1.8. Problèmes bien connus de ce document 1.9. À propos des copyrights et des licences logicielles 2. Configuration nécessaire 2.1. Matériel supporté 2.2. Médium d'installation 2.3. Besoins en espaces mémoire et disque 2.4. Matériel de connexion réseau 2.5. Périphériques et autres matériels 2.6. Acheter du matériel spécialement pour GNU/Linux 3. Avant d'installer Debian GNU/Linux 3.1. Vue générale de l'installation 3.2. Sauvegardez vos données ! 3.3. Informations à connaître 3.4. Prévoir le rôle de ce système 3.5. Satisfaire les besoins matériels 3.6. Partitionnement préalable pour un système multi-amorçage 3.7. Installer Debian GNU/Linux à partir d'un système Unix/Linux 3.8. Configuration matérielle et système avant l'installation 4. Méthodes pour installer Debian 4.1. Jeu de cédéroms Debian GNU/Linux officiels 4.2. Télécharger les fichiers depuis les miroirs Debian 4.3. Créer des disquettes depuis des images disque 4.4. Préparer les fichiers pour amorcer depuis le réseau en TFTP. 4.5. Installation automatisée 5. Amorçage du système d'installation 5.1. Arguments des paramètres d'amorçage 5.2. Amorcer depuis un cédérom 5.3. Amorcer depuis des disquettes 5.4. Amorcer depuis TFTP 5.5. Dysfonctionnement pendant la procédure d'installation 5.6. Comprendre les messages de démarrage du noyau 5.7. Introduction à `dbootstrap' 5.8. Choisir la langue 5.9. Notes sur cette version 5.10. Menu principal d'installation - Debian GNU-Linux 5.11. Configurer le clavier 5.12. Dernière chance ! 6. Partitionnement pour Debian 6.1. Décider des partitions et de leurs tailles pour Debian 6.2. L'arborescence des fichiers 6.3. Schéma de partitionnement recommandé 6.4. Nommage des périphériques sous Linux 6.5. Programmes de partitionnement de Debian 6.6. Initialiser et activer une partition d'échange 6.7. Initialiser une partition Linux 6.8. Monter une partition Linux déjà initialisée 6.9. Monter des partitions non gérées par `dbootstrap' 7. Installation du noyau et du système d'exploitation de base 7.1. Installer le noyau et les modules des pilotes 7.2. NFS 7.3. Réseau 7.4. Racine NFS (_NFS Root_) 7.5. Configurer les modules des pilotes matériels 7.6. Configurer le réseau 7.7. Installer le système de base 8. Démarrez votre nouveau système Debian 8.1. Rendre le système amorçable 8.2. Le moment de vérité 8.3. Paramétrage post-démarrage de Debian (Base) 8.4. Configuration du fuseau horaire 8.5. Mots de passe MD5 8.6. Mots de passe « Shadow » 8.7. Mise en place du mot de passe de _root_ 8.8. Créer un utilisateur ordinaire 8.9. Paramétrage de PPP 8.10. Configuration d'APT 8.11. Installation de paquets : simple ou avancée 8.12. Sélection simple des paquets --- l'installateur de tâche 8.13. Sélection « avancée » de paquets avec `dselect' 8.14. Affichages lors de l'installation des logiciels 8.15. Se connecter 9. Étapes suivantes et où aller à partir de maintenant 9.1. Si vous êtes nouveau sous Unix 9.2. Arrêter le système 9.3. S'orienter à travers Debian 9.4. Pour aller plus loin 9.5. Compiler un nouveau noyau 10. Informations techniques sur les disquettes d'amorçage 10.1. Le code source 10.2. La disquette de secours 10.3. Remplacer le noyau de la disquette de secours 11. Annexe 11.1. Plus d'informations 11.2. Obtenir Debian GNU/Linux 11.3. Périphériques Linux 11.4. Ressources d'espace disque pour les tâches 11.5. Effets des modes verbeux et silencieux 12. Administrivia 12.1. À propos de ce document 12.2. Pour contribuer à ce document 12.3. Contributions majeures 12.4. Traduction française 12.5. Marques déposées ------------------------------------------------------------------------------- 1. Bienvenue à Debian --------------------- Nous sommes enchantés que vous ayez choisi Debian. Nous sommes sûrs que vous trouverez cette distribution GNU/Linux de Debian remarquable. Debian GNU/Linux rassemble des logiciels libres de qualité, faits par des gens disséminés aux quatre coins du monde, et les intègre en un tout cohérent. Nous croyons que vous trouverez ce tout réellement supérieur à la somme des parties. Ce chapitre propose un survol du projet Debian et de Debian GNU/Linux. Si vous connaissez déjà l'histoire du projet Debian et de la distribution Debian GNU/Linux, vous pouvez, si vous le voulez, passer au chapitre suivant. 1.1. Qu'est-ce que Debian ? --------------------------- Debian est une organisation composée uniquement de bénévoles, dont le but est de développer le logiciel libre et de promouvoir les idéaux de la « Free Software Foundation ». Le projet Debian a démarré en 1993, quand Ian Murdock invita tous les développeurs de logiciels à participer à la création d'une distribution logicielle, complète et cohérente, basée sur le nouveau noyau Linux. Ce petit groupe d'enthousiastes, d'abord subventionné par la Free Software Foundation (http://www.fsf.org/fsf/fsf.html), et influencé par la philosophie GNU (http://www.gnu.org/gnu/the-gnu-project.html), a grandi pour devenir une organisation composée par environ 800 _développeurs Debian_. Les développeurs Debian s'impliquent dans de multiples activités, par exemple, l'administration des sites web (http://www.debian.org/) et FTP (ftp://ftp.debian.org/), la conception graphique, l'analyse juridique des licences logicielles, l'écriture de la documentation et, bien sûr, la maintenance des paquets logiciels. Pour communiquer notre philosophie et attirer des développeurs qui adhèrent à nos principes, le projet Debian a publié un certain nombre de documents qui mettent en évidence nos valeurs et expliquent ce que signifie être un développeur Debian : * Le contrat social Debian (http://www.debian.org/social_contract) est la déclaration des engagements de Debian vis-à-vis de la communauté du logiciel libre. Quiconque est d'accord pour se conformer à ce contrat social peut devenir un développeur Debian (http://www.debian.org/doc/maint-guide/). Tout développeur Debian peut introduire des nouveaux logiciels dans Debian, à condition que ces paquets se conforment à nos critères de liberté et répondent à nos critères de qualité ; * Les directives Debian pour le logiciel libre (http://www.debian.org/social_contract#guidelines) (_Debian Free Software Guidelines_, ou _DFSG_) sont une déclaration claire et concise des critères Debian en matière de logiciel libre. Ce document a une grande influence sur le mouvement pour le logiciel libre ; il est à la base de la définition de l'Open Source (http://opensource.org/docs/definition_plain.html) ; * La charte Debian (http://www.debian.org/doc/debian-policy/) est une spécification détaillée des standards de qualité du projet Debian. Les développeurs Debian participent aussi à d'autres projets : certains sont spécifiques à Debian, d'autres concernent tout ou partie de la communauté Linux. Voici quelques exemples : * Le Linux Standard Base (http://www.linuxbase.org/) (LSB) est un projet dont le but est de standardiser le système GNU/Linux de base. Les concepteurs de matériel et de logiciels pourront ainsi plus facilement concevoir des applications et des pilotes de périphériques pour un système Linux générique plutôt que pour une distribution particulière ; * Le standard pour l'organisation des systèmes de fichiers (http://www.pathname.com/fhs/) (FHS) est un effort pour standardiser l'organisation du système de fichiers Linux. Le FHS permettra aux développeurs de logiciels de se concentrer sur la conception de programmes, sans avoir à se préoccuper de la façon dont le paquet sera installé dans les différentes distributions GNU/Linux ; * Debian Jr. (http://www.debian.org/devel/debian-jr/) est un projet interne dont le but est de s'assurer que Debian a quelque chose à offrir à nos utilisateurs les plus jeunes. Pour des informations plus générales sur Debian, voir la FAQ Debian (http://www.debian.org/doc/FAQ/). 1.2. Qu'est-ce que GNU/Linux ? ------------------------------ Le projet GNU a développé un ensemble complet d'outils libres destinés à Unix(TM) et aux systèmes d'exploitation à la Unix, tels que Linux. Ces outils permettent aux utilisateurs d'accomplir aussi bien les tâches les plus simples (copier ou effacer un fichier) que les plus complexes (écrire et compiler des programmes, éditer de façon sophistiquée dans un grand nombre de formats). Un système d'exploitation comprend un certain nombre de programmes fondamentaux dont votre ordinateur a besoin pour échanger des instructions avec les utilisateurs : lire et écrire des données sur disque dur, sur bandes ou vers des imprimantes, contrôler l'utilisation de la mémoire, faire tourner d'autre programmes, etc. La partie la plus importante d'un système d'exploitation est le noyau. Dans un système GNU/Linux, c'est le noyau Linux. Le reste du système comprend d'autres programmes, dont beaucoup ont été écrits par, ou pour, le projet GNU. Comme le noyau Linux seul ne forme pas un système d'exploitation fonctionnel, nous préférons, pour nous référer au système que beaucoup de gens appellent de façon insouciante « Linux », utiliser le terme « GNU/Linux ». Le noyau Linux (http://www.kernel.org/) est apparu pour la première fois en 1991, quand un étudiant en informatique finlandais du nom de Linus Torvalds annonça une version de remplacement du noyau Minix dans le groupe de discussion Usenet `comp.os.minix'. Voir la page d'histoire de Linux (http://www.li.org/linuxhistory.php) de Linux International. Linus Torvalds continue à coordonner le travail de centaines de développeurs, aidé par quelques personnes de confiance. Un excellent résumé hebdomadaire des discussions de la liste de diffusion `linux-kernel' se trouve sur Kernel Traffic (http://kt.zork.net/kernel-traffic/). Des informations supplémentaires sur la liste de diffusion `linux-kernel' se trouvent sur la FAQ de la liste de diffusion de linux-kernel (http://www.tux.org/lkml/). 1.3. Qu'est-ce que Debian GNU/Linux ? ------------------------------------- La philosophie et la méthodologie Debian combinées avec les outils GNU, le noyau Linux et certains logiciels libres importants, forment une distribution logicielle unique appelée Debian GNU/Linux. Cette distribution est faite d'un grand nombre de _paquets_ logiciels. Chaque paquet de la distribution contient des exécutables, des scripts, de la documentation, des informations de configuration ; il possède un _responsable_ dont la principale charge est de tenir le paquet à jour, de suivre les rapports de bogues et de rester en communication avec les auteurs amont du paquet. Notre très grande base d'utilisateurs, combinée avec notre système de suivi des bogues, fait que les problèmes sont résolus très rapidement. Le souci du détail nous permet de donner une distribution paramétrable, stable et de grande qualité. On peut facilement programmer le système d'installation pour qu'il installe aussi bien un simple pare-feu qu'un poste de travail scientifique ou un serveur réseau. La fonctionnalité qui distingue le plus Debian des autres distributions GNU/Linux est son système de gestion des paquets. Ces outils donnent à l'administrateur d'un système Debian un contrôle complet sur les paquets installés sur le système ; c'est, par exemple, la possibilité d'installer un seul paquet ou celle de mettre à jour l'ensemble du système. Certains paquets peuvent aussi être protégés contre une mise à jour. Vous pouvez même dire au système quels paquets vous avez compilés vous-mêmes et quelles dépendances ils nécessitent. Pour protéger votre système contre les chevaux de Troie et les logiciels malveillants, Debian vérifie que les paquets proviennent de leur responsable Debian officiel. Ceux-ci prennent un grand soin à configurer les paquets d'une manière sûre. Si des problèmes de sécurité apparaissent dans les paquets livrés, des corrections sont en général rapidement disponibles. Grâce à la possibilité de mise à jour simple, offerte par Debian, vous pouvez récupérer sur Internet et installer automatiquement les corrections concernant la sécurité. La première et la meilleure méthode pour obtenir de l'aide pour votre système Debian GNU/Linux, et pour communiquer avec les développeurs Debian, est d'utiliser les nombreuses listes de diffusion gérées par le projet Debian (il y en a plus de quatre-vingts-dix à ce jour). La façon la plus simple de s'abonner à une ou plusieurs listes est de visiter la page d'abonnement aux listes de diffusion Debian (http://www.debian.org/MailingLists/subscribe) et de compléter le formulaire qui s'y trouve. 1.4. Qu'est-ce que Debian GNU/Hurd ? ------------------------------------ Debian GNU/Hurd est le système Debian GNU qui remplace le noyau Linux monolithique par le noyau GNU Hurd --- un ensemble de serveurs tournant au-dessus d'un micro-noyau GNU Mach. Le Hurd n'est pas encore achevé et ne convient pas à une utilisation quotidienne, mais le travail est en cours. Le Hurd n'est, pour le moment, développé que pour l'architecture i386 : des portages vers d'autres architectures seront faits dès que le système sera plus stable. Pour plus d'informations, voir la page de portage de Debian GNU/Hurd (http://www.debian.org/ports/hurd/) et la liste de diffusion . 1.5. Comment obtenir Debian ? ----------------------------- Pour plus d'informations sur la façon de télécharger Debian GNU/Linux depuis Internet, ou sur la façon de se procurer les cédéroms officiels de Debian, voyez la page web de distribution (http://www.debian.org/distrib/). La liste des miroirs Debian (http://www.debian.org/distrib/ftplist) répertorie tous les miroirs officiels Debian. Après l'installation, Debian peut être mis à jour facilement. La procédure d'installation vous aidera à configurer le système de façon à ce que vous puissiez faire ces mises à jour une fois le système installé. 1.6. Comment obtenir la version la plus récente de ce document -------------------------------------------------------------- Ce document change continuellement. N'oubliez pas de vérifier les informations de dernière minute à propos de la version 3.0 de Debian GNU/Linux sur la page des publications Debian (http://www.debian.org/releases/woody/). Des versions à jour de ce manuel sont également disponibles sur les pages officielles du manuel d'installation (http://www.debian.org/releases/woody/arm/install). 1.7. Organisation de ce document -------------------------------- Ce document est fait pour servir de manuel aux personnes qui utilisent Debian pour la première fois. Il tente de faire aussi peu appel que possible à des connaissances avancées de la part du lecteur. Cependant, il suppose une compréhension élémentaire du fonctionnement de votre matériel. Les utilisateurs expérimentés pourront aussi trouver dans ce document d'intéressantes informations de référence, comme la place minimale nécessaire à une installation, des précisions au sujet du matériel reconnu par le système d'installation de Debian, etc. Nous encourageons les utilisateurs expérimentés à naviguer dans ce document. Ce document, organisé de façon linéaire, guide l'utilisateur à travers tout le processus d'installation. Voici les différentes étapes de l'installation de Debian GNU/Linux, et les sections de ce document qui s'y rapportent : 1. Comment déterminer si votre matériel possède la configuration minimale nécessaire au système d'installation est expliqué dans : Chapitre 2, `Configuration nécessaire' ; 2. Comment faire une sauvegarde de votre système, préparer et configurer le matériel avant d'installer Debian, est expliqué dans : Chapitre 3, `Avant d'installer Debian GNU/Linux'. Si vous prévoyez de pouvoir démarrer plusieurs systèmes, vous aurez besoin de partitionner votre disque dur ; 3. Dans : Chapitre 4, `Méthodes pour installer Debian', vous trouverez les fichiers d'installation nécessaires pour la méthode que vous avez choisie ; 4. La section : Chapitre 5, `Amorçage du système d'installation' décrit comment lancer le système d'installation ; ce chapitre contient aussi des procédures de dépannage en cas de problèmes au niveau du démarrage ; 5. La création de partitions Linux est expliquée dans : Chapitre 6, `Partitionnement pour Debian' ; 6. L'installation du noyau et la configuration des modules pour les pilotes de périphériques sont expliquées dans : Chapitre 7, `Installation du noyau et du système d'exploitation de base', ainsi que, pour ceux qui ne font pas l'installation à partir de cédéroms, la configuration de votre connexion au réseau, de manière à pouvoir obtenir, directement d'un serveur Debian, les fichiers d'installation restants ; 7. Comment lancer automatiquement le téléchargement, l'installation et la configuration d'un système élémentaire en état de marche, est expliqué dans : Section 7.7, `Installer le système de base' ; 8. Comment démarrer le système de base installé et configurer ce qui doit être configuré est expliqué dans : Chapitre 8, `Démarrez votre nouveau système Debian' ; 9. Comment installer d'autres logiciels est expliqué dans : Section 8.11, `Installation de paquets : simple ou avancée'. On y apprend ainsi comment utiliser `tasksel' pour installer des ensembles de paquets, chacun composant une « tâche » informatique, comment utiliser `dselect' pour choisir des paquets, au cas par cas, dans une longue liste, et comment utiliser `apt-get' pour installer les paquets dont vous connaissez déjà le nom. Une fois que vous avez installé votre système, vous pouvez lire : Chapitre 9, `Étapes suivantes et où aller à partir de maintenant'. Ce chapitre explique où trouver plus d'informations sur Unix et Debian et comment remplacer votre noyau. Au cas où vous voudriez construire votre propre système d'installation à partir des sources, jetez un coup d'oeil à : Chapitre 10, `Informations techniques sur les disquettes d'amorçage'. Enfin, des informations à propos de ce document, et comment y contribuer, se trouvent dans : Chapitre 12, `Administrivia'. 1.8. Problèmes bien connus de ce document ----------------------------------------- Ce document est encore plutôt un brouillon. On sait qu'il est incomplet et qu'il contient probablement des erreurs, des problèmes de grammaire, etc. Si vous voyez « FIXME » ou « TODO », vous pouvez être sûr que nous savons que cette section n'est pas complète. Comme d'habitude, _caveat emptor_ (que l'acheteur fasse attention) ! Toute aide, suggestions, et surtout des rustines (_patches_), seraient très appréciées. On peut trouver des versions de travail de ce document à http://www.debian.org/releases/woody/arm/install. Vous trouverez là des sous-répertoires contenant les différentes versions de ce document, classées par architecture et par langue. La version source est aussi librement disponible. Pour davantage d'informations sur la manière de contribuer, voyez : Chapitre 12, `Administrivia'. Nous apprécions les suggestions, les commentaires, les rustines et les rapports de bogue (envoyez le rapport contre le paquet `boot-floppies', mais vérifiez d'abord que le problème ne soit pas déjà connu). 1.9. À propos des copyrights et des licences logicielles -------------------------------------------------------- Nous sommes sûrs que vous avez lu les licences fournies avec la plupart des logiciels commerciaux : elles disent que vous ne pouvez utiliser qu'une seule copie du logiciel et sur un seul ordinateur. La licence du système Debian GNU/Linux est totalement différente. Nous vous encourageons à copier le système Debian GNU/Linux sur tous les ordinateurs de votre école ou de votre entreprise. Passez-le à vos amis et aidez-les à l'installer sur leur ordinateur. Vous pouvez même faire des milliers de copies et les _vendre_ --- avec quelques restrictions. C'est parce que Debian est basé sur le _logiciel libre_. Qu'un logiciel soit « libre » ne veut pas dire qu'il est dépourvu de copyright et ne signifie pas que le cédérom qui contient ce logiciel doit être distribué gratuitement. Cela signifie d'une part que les licences des programmes individuels ne vous obligent pas à payer pour avoir le droit de distribuer ou d'utiliser ces programmes. Et cela signifie d'autre part que non seulement on peut étendre, adapter ou modifier un programme, mais qu'on peut aussi distribuer le résultat de ce travail[1]. Beaucoup de programmes dans le système Debian sont distribués selon les termes de la licence _GNU_ _General Public License_, souvent appelée simplement la « GPL ». La licence _GPL_ oblige à donner le _code source_ du programme lorsque vous distribuez une copie binaire de ce programme ; cet article assure que tout utilisateur pourra modifier le programme. Et c'est pourquoi nous avons inclus le code source de tous les programmes présents dans le système Debian[2]. D'autres formes de copyright et de licences sont utilisées dans le système Debian. Vous pourrez trouver les copyrights et les licences de chaque programme dans le répertoire `/usr/share/doc//copyright' une fois le paquet installé. Pour en savoir plus sur les licences et comment Debian décide de ce qui est suffisamment libre pour être inclus dans la distribution principale, consultez les directives Debian pour le logiciel libre (http://www.debian.org/social_contract#guidelines). Légalement, l'avertissement le plus important est que ce logiciel est fourni _sans aucune garantie_. Les programmeurs qui ont créé ce logiciel l'ont fait pour le bénéfice de la communauté. Il n'est donné aucune garantie quant à la pertinence du logiciel pour un quelconque usage. Cependant, puisque le logiciel est libre, vous pouvez modifier le logiciel autant que vous le désirez --- et vous pouvez ainsi profiter du travail de ceux qui ont amélioré le logiciel. [1] Notez que nous mettons à disposition beaucoup de paquets qui ne satisfont pas à nos critères de liberté --- c'est une concession pragmatique à nos utilisateurs. Ces paquets ne font pas partie de la distribution officielle, et ils sont distribués dans les parties `contrib' et `non-free' des miroirs Debian, ou bien sur des cédéroms vendus par des tiers ; voyez la FAQ Debian (http://www.debian.org/doc/FAQ/), dans les « archives FTP Debian », pour plus d'informations sur l'organisation et le contenu des archives. [2] Pour savoir où trouver et comment dépaqueter et construire les paquets sources Debian, voyez la FAQ Debian (http://www.debian.org/doc/FAQ/). ------------------------------------------------------------------------------- 2. Configuration nécessaire --------------------------- Cette section contient des informations sur le matériel dont vous avez besoin pour démarrer sur Debian. Vous trouverez aussi des liens vers des informations supplémentaires concernant le matériel supporté par GNU et Linux. 2.1. Matériel supporté ---------------------- En ce qui concerne le matériel, Debian n'a pas plus d'exigences que le noyau Linux et les outils GNU. Par conséquent, toute architecture ou plate-forme, sur lesquelles le noyau Linux, la libc, `gcc', etc. ont été portés, et pour lesquelles un portage de Debian existe, peuvent faire fonctionner Debian. Reportez-vous aux pages sur les portages http://www.debian.org/ports/arm/ pour plus de détails concernant les systèmes d'architecture arm qui ont été testés avec Debian. Plutôt que d'essayer de décrire les différentes configurations matérielles supportées par ARM, cette section contient des informations générales et des pointeurs vers des informations supplémentaires. 2.1.1. Architectures supportées ------------------------------- Debian 3.0 fonctionne sur neuf architectures principales et de nombreuses variations de celles-ci, appelées « saveurs ». Architecture | Étiquette Debian / Saveur ---------------------+---------------------------- Intel x86 & co. | i386 | - vanilla | - idepci | - compact | - bf2.4 (expérimental) | Motorola 680x0 : | m68k - Atari | - atari - Amiga | - amiga - 68k Macintosh | - mac - VME | - bvme6000 | - mvme147 | - mvme16x | DEC Alpha | alpha | - generic | - jensen | - nautilus | Sun SPARC | sparc | - sparc32 | - sparc64 | ARM et StrongARM | arm | - netwinder | - riscpc | - shark | - lart | IBM/Motorola PowerPC | powerpc - CHRP | - chrp - PowerMac | - powermac, new-powermac - PReP | - prep - APUS | - apus | HP PA-RISC | hppa - PA-RISC 1.1 | - 32 - PA-RISC 2.0 | - 64 | Intel ia64-based | ia64 | MIPS (grand-boutien) | mips - SGI Indy/I2 | - r4k-ip22 | MIPS (petit-boutien) | mipsel - DEC Decstation | - r4k-kn04 | - r3k-kn02 | IBM S/390 | s390 | - tape | - vmrdr | ---------------------+---------------------------- Ce document décrit l'installation pour l'architecture _arm_. Des versions pour les autres architectures disponibles existent sur les pages Debian-Ports (http://www.debian.org/ports/). 2.1.2. Support pour les microprocesseurs, cartes mères et cartes vidéos ----------------------------------------------------------------------- Debian fonctionne uniquement sur les processeurs ARM petits-boutiens. Les machines supportées comprennent : NetWinder, CATS, RISC-PC, Shark et LART. 2.1.2.1. Cartes graphiques -------------------------- Le support qu'offre Debian pour les interfaces graphiques dépend du support offert par le système X11 de XFree86 sous-jacent. Le nouvel emplacement vidéo AGP est en fait une modification de l'emplacement PCI, et la plupart des cartes AGP fonctionnent sous XFree86. Des détails sur les bus graphiques supportés, les cartes, les moniteurs et les souris sont disponibles sur http://www.xfree86.org/. Debian 3.0 est fourni avec la version 4.1.0 de X11. 2.2. Médium d'installation -------------------------- L'installation à partir d'un cédérom est aussi supportée pour certaines architectures. Sur les ordinateurs qui supportent de démarrer sur cédérom (cédérom amorçable), vous devriez pouvoir faire une installation entièrement sans disquettes. Même si votre système ne peut pas démarrer à partir d'un cédérom, vous pouvez utiliser le cédérom en même temps que les autres techniques pour installer votre système, une fois que vous avez démarré par d'autres moyens ; voyez : Section 5.2, `Amorcer depuis un cédérom'. Les cédéroms IDE/ATAPI sont supportés sur toutes les architectures ARM. Sur RiscPCs, les cédéroms SCSI sont aussi supportés. L'installation à partir d'un disque local est une autre option pour beaucoup d'architectures. Vous pouvez aussi _démarrer_ votre système sur le réseau. L'installation sans disque, en utilisant le démarrage par réseau et le montage par NFS de tous les systèmes de fichiers locaux, est une autre option --- vous aurez probablement besoin, pour cela de 16 Mo de mémoire. Après l'installation de votre système de base, vous pouvez installer le reste de votre système grâce à toute connexion réseau (y compris PPP), via FTP, HTTP ou NFS. 2.2.1. Systèmes de stockage supportés ------------------------------------- Les disquettes de démarrage Debian contiennent un noyau construit pour permettre de faire tourner un maximum de systèmes. Malheureusement, ceci en fait un noyau plus grand, avec beaucoup de pilotes qui ne seront jamais utilisés (voyez : Section 9.5, `Compiler un nouveau noyau' pour apprendre à construire le vôtre). Cependant, le support du plus grand nombre de périphériques possible est voulu afin de s'assurer que l'on puisse installer Debian sur le plus de matériel possible. 2.3. Besoins en espaces mémoire et disque ----------------------------------------- Vous devez posséder au moins 16 Mo de mémoire vive et 110 Mo d'espace disque. Pour un système minimal en mode console (tous les paquets standard), 250 Mo seront nécessaires. Si vous voulez installer un nombre raisonnable de logiciels, y compris le système X Window, des programmes et bibliothèques de développement, il vous faudra au moins 400 Mo. Pour une installation plus ou moins complète, vous aurez besoin d'environ 800 Mo. Pour installer _tout_ ce qui est disponible sous Debian, vous aurez probablement besoin d'environ 2 Go. En fait, tout installer n'a même pas de sens, puisque certains paquets entrent en conflit avec d'autres. 2.4. Matériel de connexion réseau --------------------------------- Les interfaces réseau suivantes sont supportées directement par les disques d'installation sur machines NetWinder et CATS : * PCI-based NE2000 * DECchip Tulip Les cartes suivantes sont supportées directement par les disquettes d'installation sur RiscPCs : * Ether1 * Ether3 * EtherH Si votre carte est mentionnée dans la liste ci-dessus, l'installation complète peut être réalisée depuis le réseau sans nécessiter de disquette ou de cédérom. Toute autre carte réseau (NIC) supportée par le noyau Linux devrait également être supportée par les disques d'installation. Vous devrez peut-être charger votre pilote de carte en tant que module ; cela signifie que vous devrez installer le noyau du système d'exploitation et les modules à partir d'un autre médium. 2.5. Périphériques et autres matériels -------------------------------------- Linux supporte une large gamme de périphériques comme les souris, les imprimantes, les scanners, les modems, les cartes réseaux, les périphériques PCMCIA et USB, etc. Cependant aucun de ces périphériques n'est requis lors de l'installation du système. Cette partie contient des informations à propos des périphériques spécifiquement _non_ supportés par le système d'installation, même s'ils sont supportés par Linux. 2.6. Acheter du matériel spécialement pour GNU/Linux ---------------------------------------------------- Il y a plusieurs vendeurs, actuellement, qui livrent des systèmes en préinstallant Debian ou d'autres distributions de GNU/Linux. Vous paierez peut-être plus cher pour avoir ce privilège, mais ça vous évitera des surprises, puisque vous serez certain que le matériel est bien supporté par GNU/Linux. Que vous achetiez ou non un système livré avec Linux, ou même un système d'occasion, il est important que vous vérifiiez que votre matériel est supporté par le noyau Linux. Vérifiez si votre matériel est listé dans les références ci-dessus. Indiquez à votre revendeur (s'il y en a un) que vous recherchez un système Linux. Soutenez les revendeurs de matériel amis avec Linux. 2.6.1. Éviter les matériels propriétaires ou fermés --------------------------------------------------- Certains constructeurs refusent simplement de fournir les informations qui permettraient d'écrire des pilotes pour leurs matériels. D'autres ne nous autorisent pas l'accès à la documentation sans accord de confidentialité, ce qui nous empêche de distribuer le code source pour Linux. Le système sonore DSP pour portable d'IBM utilisé dans les systèmes Thinkpad récents est un exemple : certains de ces systèmes couplent aussi le son et le modem. Un autre exemple est le matériel propriétaire dans les anciennes gammes Macintosh. Puisque nous n'avons pas été autorisés à accéder à la documentation sur ces périphériques, ils ne fonctionneront simplement pas sous Linux. Vous pouvez nous aider en demandant à ces constructeurs de distribuer la documentation sur de tels matériels. Si suffisamment de personnes font cette demande, ils réaliseront que la communauté du logiciel libre est un marché important. ------------------------------------------------------------------------------- 3. Avant d'installer Debian GNU/Linux ------------------------------------- 3.1. Vue générale de l'installation ----------------------------------- Voici la liste des étapes qui composent le processus d'installation : 1. libérer de l'espace pour Debian sur le disque dur ; 2. situer ou télécharger le noyau et les modules (sauf pour les utilisateurs de cédérom Debian) ; 3. configurer les disquettes d'installation ou placer les fichiers de démarrage (sauf pour la plupart des utilisateurs de cédérom Debian qui peuvent démarrer directement depuis un des cédéroms) ; 4. démarrer le processus d'installation ; 5. configurer le clavier ; 6. créer et monter les partitions Debian ; 7. indiquer à l'installateur l'emplacement du noyau et des modules ; 8. choisir les pilotes de périphériques à charger ; 9. configurer l'interface réseau ; 10. lancer le téléchargement, l'installation et la configuration du système de base ; 11. configurer le démarrage de Linux ou d'autres systèmes d'exploitation ; 12. démarrer le nouveau système et mettre la touche finale à la configuration ; 13. installer des tâches et des paquets supplémentaires, selon votre envie. 3.2. Sauvegardez vos données ! ------------------------------ Avant de commencer, assurez-vous d'avoir effectué une sauvegarde de chaque fichier qui se trouve actuellement sur votre système. Si c'est la première fois que vous installez un autre système d'exploitation sur votre machine, il est probable que vous devrez repartitionner votre disque dur afin de faire de la place à Debian GNU/Linux. À chaque partitionnement, il y a un risque de perdre toutes les données du disque, quel que soit le programme utilisé pour cette opération. Les programmes utilisés à l'installation sont assez fiables et la plupart ont été utilisés pendant des années, mais ils sont très puissants et un faux mouvement peut vous coûter cher. Même après la sauvegarde, soyez attentif et réfléchissez à vos réponses et à vos actions. Deux minutes de réflexion peuvent vous épargner des heures de travail inutile. Si vous installez un système multi-amorçage, assurez-vous que vous disposez du support de distribution des autres systèmes d'exploitation présents. Surtout si vous repartitionnez votre disque dur d'amorçage, vous pourriez avoir à réinstaller le chargeur de votre système d'exploitation, ou dans certains cas, le système d'exploitation en entier et tous les fichiers sur les partitions touchées. 3.3. Informations à connaître ----------------------------- 3.3.1. Documentation -------------------- 3.3.1.1. Manuel d'installation : -------------------------------- Le fichier que vous êtes en train de lire, au format texte, HTML ou PDF ; * install.fr.txt * install.fr.html * install.fr.pdf 3.3.1.2. Didacticiel dselect ---------------------------- Le didacticiel pour utiliser le programme `dselect', qui est un des moyens d'installer des paquets supplémentaires, après l'installation du système de base ; * dselect-beginner 3.3.1.3. Pages de manuel des programmes de partitionnement : ------------------------------------------------------------ Les pages de manuel des programmes de partitionnement utilisés pendant le processus d'installation. * fdisk.txt * cfdisk.txt 3.3.1.4. Sommes de contrôle MD5 ------------------------------- La liste des sommes de contrôle MD5 des fichiers binaires. Si vous avez le programme `md5sum', vous pouvez vérifier que vos fichiers ne sont pas corrompus en exécutant `md5sum -v -c md5sum.txt'. * .../current/md5sum.txt (http://http.us.debian.org/debian/dists/woody/main/disks-arm/current/md5sum.txt) 3.3.2. Trouver les sources d'informations sur le matériel --------------------------------------------------------- Les informations sur le matériel peuvent être trouvées à partir de plusieurs sources : * Les manuels accompagnant chaque élément ; * Les informations sur la configuration du BIOS de votre ordinateur. Vous pouvez accéder à ces écrans pendant le démarrage de l'ordinateur en appuyant sur une combinaison de touches. Consultez votre manuel pour connaître cette combinaison. Il s'agit souvent de la touche « Suppr » ; * Les boîtes et cartons de chaque pièce ; * Les commandes système ou les outils d'un autre système d'exploitation, incluant les affichages d'un gestionnaire de fichiers. Cette source est particulièrement utile pour trouver des informations sur les mémoires vive et de masse ; * Votre administrateur système ou votre fournisseur d'accès à Internet. Ces sources peuvent vous indiquer les réglages nécessaires à la configuration du réseau et du courriel. Informations sur le matériel nécessaires pour l'installation +---------------------------------------------------------------------+ |Matériel | Informations dont vous pouvez avoir besoin | |----------+----------------------------------------------------------| | | * Leur nombre | | | * Leur ordre dans le système | |Disques | * S'ils sont IDE ou SCSI (la plupart sont en IDE) | |durs | * Espace disque disponible | | | * Partitions | | | * Partitions où sont installés d'autres systèmes | | | d'exploitation | |----------+----------------------------------------------------------| | | * Modèle et marque | | | * Résolutions supportées | |Moniteur | * Taux de rafraîchissement horizontal | | | * Taux de rafraîchissement vertical | | | * Profondeurs de couleurs supportées | | | * Taille de l'écran | |----------+----------------------------------------------------------| | | * Type: série, PS/2 ou USB | |Souris | * Port | | | * Marque | | | * Nombre de boutons | |----------+----------------------------------------------------------| |Réseau | * Modèle et marque | | | * Type de l'interface | |----------+----------------------------------------------------------| |Imprimante| * Modèle et marque | | | * Résolutions d'impression supportées | |----------+----------------------------------------------------------| | | * Modèle et marque | |Carte | * Mémoire vidéo disponible | |vidéo | * Résolutions et profondeurs de couleurs supportées | | | (à choisir parmi celles supportées par le moniteur) | +---------------------------------------------------------------------+ 3.3.3. Compatibilité matérielle ------------------------------- Beaucoup de produits de marques marchent sans problèmes sous Linux. De plus, le matériel pour Linux est amélioré chaque jour. Cependant, Linux ne peut pas utiliser autant de matériels que d'autres systèmes d'exploitation. Voici quelques pistes pour vérifier la compatibilité de votre matériel : * Cherchez de nouveaux pilotes sur le site web des fabricants ; * Cherchez des informations pour une possible émulation sur les sites web ou les manuels. Des marques moins connues peuvent parfois fournir des pilotes ou des réglages pour des marques plus connues ; * Vérifiez les listes de matériel compatible avec Linux sur les sites web dédiés à votre architecture ; * Cherchez sur Internet l'expérience d'autres utilisateurs. 3.3.4. Configuration du réseau ------------------------------ Si votre machine est connectée à un réseau 24h/24 (_i.e._ avec une connexion Ethernet ou équivalente --- pas une connexion PPP), vous devriez demander à votre administrateur système les informations suivantes. D'un autre côté, s'il vous dit qu'un serveur DHCP est disponible et doit être utilisé, alors vous n'avez pas besoin de ces informations, car le serveur DHCP les fournira directement à votre ordinateur pendant le processus d'installation : * le nom de votre machine (vous pouvez peut-être le choisir vous-même) ; * le nom de votre domaine ; * l'adresse IP de votre machine ; * l'adresse IP de votre réseau ; * le masque de sous-réseau à utiliser pour votre réseau ; * l'adresse de multidiffusion (_broadcast address_) à utiliser sur votre réseau ; * l'adresse IP de votre passerelle par défaut, si votre réseau en _possède_ une ; * la machine de votre réseau utilisée comme serveur de noms DNS (_Domain Name Service_) ; * Si vous vous connectez à ce réseau en utilisant Ethernet. Si la seule connexion de votre ordinateur à un réseau se fait via une liaison série, en utilisant PPP ou une connexion téléphonique équivalente, vous ne pourrez pas installer le système de base à travers le réseau. Dans ce cas, pour installer le système, vous devez utiliser un cédérom, pré-charger les paquets de base sur une partition de votre disque dur, ou préparer des disquettes contenant les paquets de base. Voyez : Section 8.9, `Paramétrage de PPP' ci-dessous pour des informations sur la configuration de PPP avec Debian une fois le système installé. 3.4. Prévoir le rôle de ce système ---------------------------------- Il est important de décider à l'avance quel type de machine vous allez créer. Ceci déterminera les impératifs de place disque pour votre système Debian. 3.5. Satisfaire les besoins matériels ------------------------------------- Une fois glanées les informations sur votre matériel, vérifiez que votre matériel vous permet de faire le type d'installation souhaité. Selon vos besoins, vous pouvez continuer avec du matériel inférieur au matériel recommandé dans le tableau ci-dessous. Cependant, la plupart des utilisateurs seront frustrés s'ils ignorent ces suggestions. Configuration matérielle minimale recommandée +----------------------------------+ |Type d'inst.| RAM | Disque dur | |------------+--------+------------| |Sans X11 | 16 Mo | 450 Mo | |------------+--------+------------| |Avec X11 | 64 Mo | 1 Go | |------------+--------+------------| |Serveur | 128 Mo | 4 Go | +----------------------------------+ Voici quelques exemples typiques de configuration de systèmes Debian. Vous pouvez aussi vous faire une idée de l'espace disque nécessaire à certaines tâches en lisant Section 11.4, `Ressources d'espace disque pour les tâches'. Serveur standard C'est un profil de petit serveur : serveur minimaliste et sans utilitaires sophistiqués pour les comptes utilisateur. Il contient un serveur FTP, un serveur web, DNS, NIS et POP. Pour ces services, 50 Mo d'espace disque devraient suffire, il faut ensuite compter la place nécessaire aux données ; Machine personnelle Une machine de bureau classique, comprenant l'interface graphique X Window, des applications multimédia, des éditeurs, etc. La taille des paquets devrait être d'environ 500 Mo ; Travail en mode console Une machine de bureau minimaliste, sans interface graphique X Window ni applications graphiques. Peut convenir sur un portable ou un ordinateur mobile. La taille est d'environ 140 Mo ; Développeur Une configuration avec tous les paquets pour faire du développement, comme Perl, C, C++, etc. La taille est d'environ 475 Mo. En supposant que vous installerez X11 et d'autres paquets supplémentaires, une taille de 800 Mo est à prévoir pour ce type de machine. Faites attention que ces tailles ne comptabilisent pas tous les fichiers, comme les fichiers des utilisateurs, la messagerie et les données. Il vaut toujours mieux prévoir large quand il s'agit de ses propres fichiers et données. En particulier, la partition `/var' dans Debian contient beaucoup d'informations sur l'état du système. Les fichiers de `dpkg' (contenant des informations sur tous les paquets installés) peuvent facilement atteindre 20 Mo ; avec les journaux et le reste, 50 Mo devraient être attribués à `/var'. 3.6. Partitionnement préalable pour un système multi-amorçage ------------------------------------------------------------- Partitionner votre disque dur est simplement le fait de le diviser en plusieurs sections. Chaque section est alors indépendante des autres. C'est en gros équivalent à ajouter des cloisons dans une maison : ajouter des meubles dans une pièce n'affecte pas les autres pièces. Si vous avez déjà un système d'exploitation sur votre machine et désirez placer Linux sur le même disque, vous devrez repartitionner ce disque. Debian a besoin d'outils de partitionnement spécifiques. Il ne peut pas être installé sur des partitions Windows ou MacOS. Il peut partager des partitions avec d'autres systèmes Linux, mais ce point n'est pas abordé ici. Vous devez attribuer au moins une partition à la racine du système Debian. Vous pouvez trouver des informations sur le partitionnement actuel en utilisant un outil approprié pour votre système d'exploitation actuel. Les outils de partitionnement permettent toujours de montrer l'état actuel sans faire de changement. En général, modifier une partition contenant déjà un système de fichiers va détruire des fichiers. Vous devriez donc toujours faire des sauvegardes avant tout partitionnement. En continuant l'analogie avec la maison, avant d'abattre une cloison, vous voudrez certainement déplacer les meubles, afin de ne pas les endommager. Si votre ordinateur possède plus d'un disque dur, vous pouvez souhaiter en dédier un à Debian. Ainsi, vous n'aurez pas besoin de partitionner le disque avant de commencer l'installation ; le programme de partitionnement inclus dans l'installateur fera très bien l'affaire. Si votre ordinateur ne possède qu'un seul disque, et si vous désirez remplacer complètement le système d'exploitation actuel par Debian GNU/Linux, vous pouvez aussi attendre d'être dans le processus d'installation pour partitionner le disque (Chapitre 6, `Partitionnement pour Debian'). Cependant, cela ne marchera que si vous commencez l'installation à partir de disquettes, d'un cédérom ou de fichiers sur une machine connectée. En effet, si vous démarrez à partir de fichiers sur le disque dur, puis partitionnez ce disque dur pendant l'installation, vous effacerez les fichiers de démarrage, et il vaut alors mieux que l'installation se déroule sans accroc. Si vous voulez vraiment faire ainsi, vous devez vous assurer qu'il existe un moyen de ressusciter la machine en cas de problème, par exemple avec les disquettes ou les cédéroms d'installation du système actuel. Si votre machine possède déjà plusieurs partitions, et si suffisamment de place peut être obtenue en effaçant ou remplaçant une ou plusieurs de ces partitions, alors vous pouvez aussi attendre et utiliser le programme de partitionnement de l'installateur Debian. Vous devriez néanmoins continuer de lire les paragraphes suivants, car il existe certains cas qui obligent à effectuer la partition avant de démarrer l'installation. Dans tous les autres cas, vous aurez besoin de partitionner votre disque dur avant de démarrer l'installation afin de créer de l'espace disponible dans lequel les partitions pour Debian seront créées. Si certaines de ces partitions sont attribuées à un autre système d'exploitation, il vaut mieux utiliser le programme de partitionnement de ce système d'exploitation. Dans ce cas, nous vous recommandons de _ne pas_ essayer de créer des partitions Linux Debian avec ces outils. Il faut seulement créer les partitions dédiées à l'autre système d'exploitation. Si vous installez plus d'un système d'exploitation sur la même machine, vous devriez commencer par les autres OS avant d'installer Linux. Windows ainsi que d'autres installateurs d'OS peuvent vous empêcher de démarrer Linux, ou vous encourager à reformater les partitions non reconnues. Vous pouvez annuler l'effet de ces actions, ou les éviter, mais commencer par installer les autres OS est le meilleur moyen d'éviter ces ennuis. Si vous avez actuellement un disque dur avec une seule partition (ce qui est courant pour des ordinateurs de bureau), et si vous voulez pouvoir démarrer Debian ainsi que d'autres systèmes d'exploitation, vous aurez besoin de : 1. sauvegarder tout ce qui se trouve sur l'ordinateur ; 2. démarrer depuis le support d'installation (du système d'exploitation actuellement installé), par exemple un cédérom ou des disquettes ; 3. utiliser les outils de partitionnement natifs pour créer soit de nouvelles partitions, soit de l'espace libre pour Debian GNU/Linux ; 4. installer le système d'exploitation natif sur sa nouvelle partition ; 5. démarrer ce système pour vérifier que tout fonctionne, et pour télécharger les fichiers de démarrage pour l'installateur de Debian ; 6. démarrer l'installateur de Debian pour commencer à installer Debian. 3.7. Installer Debian GNU/Linux à partir d'un système Unix/Linux ---------------------------------------------------------------- Cette partie explique comment installer Debian GNU/Linux à partir d'un système Unix ou Linux existant, sans utiliser le système d'installation basé sur ncurses, tel qu'expliqué dans le reste de ce manuel. Ce mode d'emploi d'installation croisée a été réclamé par des utilisateurs qui changeaient leurs distribution Redhat, Mandrake et Suse pour Debian GNU/Linux. Dans cette partie, on suppose que le lecteur est familiarisé avec les commandes *nix et qu'il sait parcourir le système de fichiers. Dans cette partie, `$' symbolise une commande qui devra être entrée par l'utilisateur dans le système actuel, alors que `#' fera référence à une commande qui devra être entrée dans le chroot Debian. Une fois que vous aurez configuré le nouveau système Debian à votre goût, vous pourrez y migrer les données utilisateurs existantes (s'il y en a), et continuer normalement à les exploiter. Il n'y aura aucun temps d'indisponibilité lors de l'installation ; c'est l'installation « zero downtime » Debian GNU/Linux. C'est également une façon intelligente de résoudre les problèmes d'équipements qui d'ordinaire donnent du fil à retordre aux systèmes d'installation et autre systèmes d'amorce. 3.7.1. Pour commencer --------------------- Avec votre outil habituel de partitionnement *nix, re-partitionnez le disque dur pour vos besoins. Créez au moins un système de fichiers ainsi qu'une zone d'échange (swap). Vous devez disposer d'au moins 150 Mo pour l'installation d'un système en mode console et d'au moins 300 Mo si vous avez l'intention d'installer X. créez un système de fichiers sur vos partitions. Par exemple, pour créer un système de fichiers ext3 sur la partition `/dev/hda6' (ce sera la partition root dans notre exemple), il suffit de faire : $ mke2fs -j /dev/hda6 Pour créer un système de fichier ext2, il suffit d'enlever le `-j'. Initialisez et activez la zone d'échange (swap) (modifiez le numéro de la partition en fonction ce celui que vous souhaitez utiliser avec Debian) : $ mkswap /dev/hda5 $ sync; sync; sync $ swapon /dev/hda5 Attachez une partition sur `/mnt/debinst' (le point d'installation, qui deviendra le système de fichier root (`/') sur votre nouveau système). Le point de montage est totalement arbitraire, c'est de cette façon qu'on y fera référence pour la suite. $ mkdir /mnt/debinst $ mount /dev/hda6 /mnt/debinst 3.7.2. Installer `debootstrap' ------------------------------ L'outil que le logiciel d'installation de Debian utilise, qui est connu pour être le moyen officiel d'installation d'un système Debian élémentaire, est `debootstrap'. Il utilise `wget', à part cela, il dépend uniquement de la `glibc'. Installez `wget' s'il n'est pas d'ores et déjà installé sur votre système, puis téléchargez et installez `debootstrap'. Si vous possédez un système basé sur rpm, vous pouvez utiliser alien pour convertir le .deb en .rpm, ou télécharger une « version rpm-isée » depuis http://people.debian.org/~blade/install/debootstrap Ou, vous pouvez utiliser la procédure qui suit pour l'installer manuellement. Créez un répertoire pour y décompresser le .deb : $ mkdir work $ cd work Le binaire `debootstrap' se trouve dans l'archive Debian (assurez-vous d'avoir sélectionné le fichier correspondant à votre architecture). Téléchargez le `debootstrap' .deb à partir de pool (http://ftp.debian.org/debian/pool/main/d/debootstrap/), copiez le paquet dans le répertoire work, et décompressez les fichiers binaires. Vous aurez besoin d'avoir les permissions de root pour installer le binaire. $ ar -xf debootstrap_0.X.X_arch.deb $ cd / $ zcat < /chemin-complet-vers/work/data.tar.gz | tar xv L'actuelle version de `debootstrap', du tout moins sur la plateforme i386, a été compilée avec la glibc 2.3. Cependant, si vous êtes en train de réaliser une mise à jour depuis une Redhat 6.0, vous devrez vous procurer les fichiers sources et vous devrez ensuite les recompiler. 3.7.3. Lancer `debootstrap' lorsque l'on est connecté au réseau --------------------------------------------------------------- `debootstrap' peut télécharger les fichiers nécessaires directement depuis l'archive debian. Vous pouvez remplacer toutes les références à `http.us.debian.org/debian' dans les commandes ci-dessous, par un miroir de l'archive Debian qui se trouve à proximité de vous relativement au réseau. Les miroirs sont listés sur http://www.debian.org/misc/README.mirrors. Lorsque vous êtes en train d'exécuter `debootstrap', la variable d'environnement _PATH_ doit contenir `/usr/sbin' et `/sbin' afin de pouvoir faire appel à d'autres programmes. Si vous possédez une version cédérom de Debian GNU/Linux Woody, attachée sur /cdrom, vous pouvez remplacer l'url http par l'url d'un fichier : `file:/cdrom/debian/' Dans la commande debootstrap, replacez `ARCH' par l'une des expressions suivantes : `alpha', `arm', `hppa', `i386', `ia64', `m68k', `mips', `mipsel', `powerpc', `s390', or `sparc'. $ /usr/sbin/debootstrap --arch ARCH woody \ /mnt/debinst http://http.us.debian.org/debian 3.7.4. Lancer `debootstrap' en utilisant `basedebs.tar' ------------------------------------------------------- `debootstrap' peut se servir du fichier `basedebs.tar', si vous l'aviez téléchargé auparavant. Le fichier `basedebs.tar' est systématiquement généré en une seule fois, ainsi, vous obtiendrez la dernière version d'un système de base en faisant pointer `debootstrap' directement sur une archive Debian comme nous l'avons évoqué dans la partie précédente. Le fichier `basedebs.tar' se situe dans le répertoire `base-images-current' de l'archive Debian correspondante à votre architecture, par exemple : http://http.us.debian.org/debian/dists/woody/main/disks-i386/base-imag es-current/basedebs.tar Dans la commande debootstrap, replacez `ARCH' par l'une des expressions suivantes : `alpha', `arm', `hppa', `i386', `ia64', `m68k', `mips', `mipsel', `powerpc', `s390', or `sparc'. $ /usr/sbin/debootstrap --arch ARCH --unpack-tarball \ /path-to-downloaded/basedebs.tar woody /mnt/debinst 3.7.5. Configurer le système de base ------------------------------------ Maintenant, que vous disposez d'un vrai système Debian, autant l'utiliser. Lancez-y le programme `chroot' : $ chroot /mnt/debinst /bin/bash 3.7.5.1. Attacher les partitions -------------------------------- Vous devrez créer `/etc/fstab'. # editor /etc/fstab Voici un exemple que vous pouvez modifier à votre convenance : # /etc/fstab: static file system information. # # file system mount point type options dump pass /dev/XXX / ext2 defaults 0 0 /dev/XXX /boot ext2 ro,nosuid,nodev 0 2 /dev/XXX none swap sw 0 0 proc /proc proc defaults 0 0 /dev/fd0 /mnt/floppy auto noauto,rw,sync,user,exec 0 0 /dev/cdrom /mnt/cdrom iso9660 noauto,ro,user,exec 0 0 /dev/XXX /tmp ext2 rw,nosuid,nodev 0 2 /dev/XXX /var ext2 rw,nosuid,nodev 0 2 /dev/XXX /usr ext2 rw,nodev 0 2 /dev/XXX /home ext2 rw,nosuid,nodev 0 2 Utilisez `mount -a' pour attacher l'ensemble des systèmes de fichiers que vous avez indiqué dans votre fichier `/etc/fstab', ou alors pour attacher de façon individuelle chaque système de fichiers utilisez : # mount /chemin # par ex. : mount /usr Vous pouvez attacher le système de fichiers proc plusieurs fois et à divers endroits, ainsi /proc ne pose pas de soucis. Si vous n'utilisez pas `mount -a', assurez-vous d'avoir attaché proc avant d'aller plus loin : # mount -t proc proc /proc 3.7.5.2. Configurer le clavier ------------------------------ Pour configurer votre clavier exécutez : # dpkg-reconfigure console-data 3.7.5.3. Configurer le réseau ----------------------------- Pour configurer le réseau, éditez les fichiers `/etc/network/interfaces', `/etc/resolv.conf', et `etc/hostname'. # editor /etc/network/interfaces Voici quelques exemples simples qui proviennent de `/usr/share/doc/ifupdown/examples' : ###################################################################### # /etc/network/interfaces -- configuration file for ifup(8), ifdown(8) # See the interfaces(5) manpage for information on what options are # available. ###################################################################### # We always want the loopback interface. # auto lo iface lo inet loopback # To use dhcp: # # auto eth0 # iface eth0 inet dhcp # An example static IP setup: (broadcast and gateway are optional) # # auto eth0 # iface eth0 inet static # address 192.168.0.42 # network 192.168.0.0 # netmask 255.255.255.0 # broadcast 192.168.0.255 # gateway 192.168.0.1 Entrez vos serveurs de nom et la directive search dans le fichier `/etc/resolv.conf': # editor /etc/resolv.conf Voici un exemple simple de fichier `/etc/resolv.conf': # search hqdom.local\000 # nameserver 10.1.1.36 # nameserver 192.168.9.100 Entrez le nom d'hôte de votre système (de 2 à 63 caractères) : # echo DebianHostName > /etc/hostname Si vous possédez plusieurs interfaces réseau, faîtes en sorte d'indiquer par ordre les modules que vous voulez charger dans le fichier `/etc/modules'. De cette façon, lors du démarrage, chaque carte sera associée avec le nom d'interface (eth0, eth1, etc.) que vous souhaitiez. 3.7.5.4. Configurer le fuseau horaire, les utilisateurs et APT -------------------------------------------------------------- Configurez le fuseau horaire, ajoutez un utilisateur normal, et choisissez vos sources `apt' en exécutant # /usr/sbin/base-config 3.7.5.5. Configurer les locales ------------------------------- Pour configurer les paramètres locaux, pour l'utilisation d'une autre langue que l'anglais, installez le paquet de support des locales puis configurez-le : # apt-get install locales # dpkg-reconfigure locales NOTE : Vous devez au préalable configurer apt, c'est à dire lors de l'étape de configuration du système de base. Avant d'utiliser les locales avec un jeu de caractère différent de l'ASCII ou de latin1, veuillez consulter les HOWTO qui s'y rapportent. 3.7.6. Installer un noyau ------------------------- Si vous avez l'intention de démarrer ce système, vous aurez vraisemblablement besoin d'un noyau Linux ainsi que d'un gestionnaire de démarrage. Identifiez les versions « pré-packagées » des noyaux avec : # apt-cache search kernel-image Puis installez celui de votre choix en utilisant son nom de paquet. # apt-get install kernel-image-2.X.X-arch-etc 3.7.7. Configurer le gestionnaire de démarrage ---------------------------------------------- Pour que votre système Debian GNU/Linux puisse démarrer, configurez le gestionnaire de démarrage pour qu'il charge le noyau installé avec votre nouvelle partition root. 3.8. Configuration matérielle et système avant l'installation ------------------------------------------------------------- Cette section va parcourir les réglages matériels que vous devrez peut-être effectuer avant d'installer Debian. En général, cela implique de vérifier, et parfois de modifier, des réglages du micrologiciel (BIOS, etc.) sur votre système. Le micrologiciel est le logiciel de base utilisé par le matériel ; il est plus spécifiquement exécuté pendant le processus d'amorçage (après la mise sous tension). Les problèmes matériels connus qui affectent la fiabilité de Debian GNU/Linux sur votre système sont aussi mis en lumière. 3.8.1. Problèmes matériels à surveiller --------------------------------------- Beaucoup de personnes ont essayé de faire fonctionner leur processeur 90 MHz à 100 MHz, etc. Cela fonctionne parfois, mais le système devient sensible à la température et à d'autres facteurs et cela peut réellement l'endommager. Un des auteurs de ce document a changé la fréquence de son propre système pendant un an et puis le système a commencé à interrompre le programme `gcc' par un signal inattendu pendant qu'il compilait le noyau du système d'exploitation. Baisser la vitesse du processeur à sa valeur de départ a résolu le problème. Le compilateur `gcc' est souvent le premier à subir des dysfonctionnements à cause d'une mauvaise mémoire RAM (ou d'autres problèmes matériels qui changent les données de manière imprévisible), parce qu'il construit des structures de données gigantesques qu'il traverse plusieurs fois. Une erreur dans ces structures de données le fera exécuter une instruction illégale ou accéder à une adresse inexistante. Le symptôme de ceci sera la mort de `gcc' par un signal inattendu. ------------------------------------------------------------------------------- 4. Méthodes pour installer Debian --------------------------------- 4.1. Jeu de cédéroms Debian GNU/Linux officiels ----------------------------------------------- La méthode la plus aisée pour installer Debian GNU/Linux est sûrement celle à partir du jeu de cédéroms officiels (cf. la page des revendeurs de cédéroms (http://www.debian.org/CD/vendors/). Vous pouvez aussi télécharger les images ISO à partir d'un miroir de Debian et fabriquer votre propre jeu, si vous avez une connexion rapide et un graveur (cf. la page des cédéroms Debian (http://www.debian.org/CD/) pour des instructions détaillées). Si vous possédez un jeu de cédéroms et que votre cédérom est amorçable sur votre machine, vous pouvez aller directement à Section 5.2, `Amorcer depuis un cédérom' ; un effort particulier a été apporté pour s'assurer que les fichiers dont la plupart des gens ont besoin sont présents sur le cédérom. Cependant l'ensemble des paquets binaires nécessite sept cédéroms, ce n'est pas très pratique, vous aurez besoin de paquets sur le troisième cédérom et les cédéroms précédents. Si votre machine ne supporte pas l'amorçage à partir du cédérom, vous pouvez utiliser une autre stratégie (disquettes, disque dur ou bien amorçage depuis le réseau) pour initialiser le système d'installation. Les fichiers requis pour amorcer de ces autres façons sont aussi sur le cédérom ; l'archive réseau de Debian et l'organisation des répertoires du cédérom sont identiques. Ainsi, lorsqu'un chemin d'archive est demandé pour un fichier particulier requis pour amorcer, cherchez ce fichier dans le même répertoire ou sous-répertoire de votre cédérom. Une fois l'installateur amorcé, il est capable d'obtenir tous les autres fichiers nécessaires à partir du cédérom. Si vous n'avez pas de jeu de cédéroms, il vous sera nécessaire de télécharger les fichiers du système d'installation et de les placer soit sur votre disque dur ou sur une disquette, soit sur un ordinateur connecté que vous pourrez utiliser pour amorcer l'installateur. 4.2. Télécharger les fichiers depuis les miroirs Debian ------------------------------------------------------- Lorsque vous téléchargez les fichiers depuis un miroir Debian, assurez-vous de bien être en mode _binaire_ et non en mode texte ou en mode automatique. C'est très important pour reproduire fidèlement la structure des répertoires qui se trouve sur le miroir afin de créer un « sous-miroir » local. Il n'est pas vraiment nécessaire de faire cela si vous placez ces fichiers sur une disquette ; mais cela facilite la recherche des fichiers dont vous avez besoin. Vous devrez commencer votre structure de répertoire local au niveau inférieur à `disks-arm', par exemple : current//images-1.44//rescue.bin Il n'est pas nécessaire de télécharger tous les fichiers à partir de ce niveau, juste ceux qui vous concernent (vous trouverez plus loin comment les déterminer). Il faut simplement que les répertoires aient le même nom que ceux du miroir et garder chaque fichier dans son répertoire d'origine. Si votre machine est configurée pour décompresser ou décoder automatiquement les fichiers téléchargés, vous devez annuler cette option lorsque vous téléchargez les fichiers d'installation. Ils seront décompressés quand il le faudra. Les installer décompressés vous ferait perdre de la place sur votre système et, si les archives compressées originales sont effacées par le programme de décompression, elles manqueront lorsque l'installateur en aura besoin. 4.2.1. Options d'installation ----------------------------- Les fichiers nécessaires peuvent se diviser en trois catégories 1. les fichiers nécessaires à l'amorçage du système d'installation (par exemple, `rescue.bin', `linux.bin' et `root.bin') 2. les fichiers que le système d'installation peut demander après avoir amorcé pour installer le noyau du système d'exploitation et les pilotes de périphérique (par exemple, `rescue.bin' et `drivers.tgz'). 3. les fichiers d'installation du système de base (par exemple, `basedebs.tar') Si vous avez une connexion réseau Ethernet fonctionnelle et que votre carte Ethernet est une de celles incluses dans le noyau d'installation, vous n'aurez besoin que des fichiers d'amorçage de l'installation. L'installateur est capable d'installer le noyau et les pilotes depuis le réseau pour les cartes Ethernet communes. Si vous avez une connexion Ethernet non reconnue nativement par l'installateur, vous aurez alors à installer à la fois les fichiers d'amorçage du système, le fichier noyau et les fichiers d'installation des pilotes de périphériques. Si vous installez Debian GNU/Linux sur un ordinateur sans connexion réseau fonctionnelle, ou bien si votre connexion réseau se réduit à celle de PPP (via un modem) plutôt qu'à une connexion Ethernet, il vous sera alors nécessaire de télécharger les trois types de fichiers avant de commencer l'installation. Si vous n'êtes pas sûr de savoir quels fichiers il vous faut, commencez simplement par les fichiers d'amorçage système. Si votre première tentative pour configurer le réseau avec l'installateur échoue, vous pouvez tout simplement arrêter, aller chercher les fichiers manquants puis redémarrer l'installation. le fichier d'installation du système de base `basedebs.tar' fait aujourd'hui environ 27 Mo. Il serait préférable d'utiliser un cédérom ou bien de configurer votre réseau avant d'installer le système de base ; dans ce cas, il n'est pas nécessaire de récupérer ce fichier. L'emplacement sur le réseau où vous pourrez le trouver se trouve dans l'annexe (Section 11.2.3.4, `Les fichiers d'installation du système de base de Debian'). 4.2.2. Choisir le jeu d'installation adéquat -------------------------------------------- Les fichiers d'installation comprennent des images du noyau qui sont disponibles sur différentes sous-architectures. Chaque sous-architecture accepte un jeu différent de matériel. Les sous-architectures disponibles pour ARM sont : Il n'y a qu'un seul noyau disponible pour chaque famille de machine ARM reconnue. 4.2.3. Où trouver les fichiers d'installation --------------------------------------------- Le lieu où vous pouvez télécharger les fichiers d'installation est écrit dans l'annexe. Ceci inclut : * Image de secours * .../current/lart/images-1.44/rescue.bin (http://http.us.debian.org/debian/dists/woody/main/disks-arm/current/lart/images-1.44/rescue.bin) * .../current/riscpc/images-1.44/rescue.bin (http://http.us.debian.org/debian/dists/woody/main/disks-arm/current/riscpc/images-1.44/rescue.bin) * .../current/netwinder/images-1.44/rescue.bin (http://http.us.debian.org/debian/dists/woody/main/disks-arm/current/netwinder/images-2.88/rescue.bin) * Image(s) root ou archive tar * .../current/netwinder/images-1.44/root.bin (http://http.us.debian.org/debian/dists/woody/main/disks-arm/current/netwinder/images-1.44/root.bin) * Noyau binaire * Section 11.2.3.2, `Images de noyau Linux' * Images des pilotes ou archive tar * Section 11.2.3.3, `Fichiers de pilotes' * Image du système de base ou archive tar * Section 11.2.3.4, `Les fichiers d'installation du système de base de Debian' L'image de secours contient un noyau Linux d'amorçage compressé. Elle est utilisée à la fois pour un amorcage par disquette (lorsqu'elle est mise sur une disquette) et en tant que source pour le noyau Linux lorsque le noyau est installé sur votre machine. Le noyau binaire `linux.bin' est un noyau binaire non compressé. Il est utilisé lorsque vous amorcez depuis l'installateur à partir du disque dur ou bien du cédérom et il n'est pas nécessaire lorsque vous amorcez depuis une disquette. Reportez-vous à Section 4.3, `Créer des disquettes depuis des images disque' pour obtenir des informations importantes sur une création correcte des disquettes d'amorçage à partir des images de disquettes. L'image de la disquette root contient un système de fichiers compressé sur un disque virtuel qui se charge en mémoire après le démarrage de l'installateur. Les pilotes de périphériques peuvent être téléchargés en tant qu'images de disquettes ou bien sous forme d'archive tar (`drivers.tgz'). Le système d'installation aura besoin d'accéder à ces pilotes durant l'installation. Si vous avez une partition de disque dur ou bien un ordinateur connecté qui pourrait être accessible depuis l'installateur (voir plus bas), l'archive tar sera plus facile à manipuler. Les fichiers d'image de disquettes ne seront nécessaires que si vous devez installer les pilotes à partir de disquettes. Lorsque vous téléchargez les fichiers, et à moins d'utiliser des disquettes pour le noyau et les pilotes, vous devez prendre garde au type de système de fichiers _sur lequel_ vous téléchargez le noyau et les pilotes. L'installateur sait lire des fichiers sur un très grand nombre de systèmes de fichiers, notamment FAT, HFS, ext2fs et Minix. Lorsque vous téléchargez les fichiers depuis un système de fichier *nix, choisissez les fichiers les plus gros de l'archive. Pendant l'installation, vous effacerez la partition sur laquelle vous installerez Debian, juste avant de commencer l'installation. Tous les fichiers téléchargés doivent se trouver sur une _autre_ partition que celle sur laquelle vous avez décidé d'installer le système. 4.2.3.1. Fichiers d'installation pour RiscPC -------------------------------------------- L'installateur RiscPC est amorcé initialement depuis RISC OS. Tous les fichiers nécessaires sont fournis sur une archive Zip, .../current/riscpc/dinstall.zip (http://http.us.debian.org/debian/dists/woody/main/disks-arm/current/dinstall.zip). Téléchargez ce fichier sur la machine RISCOS, copiez y les objets `linloader.!Boot', et lancez `!dInstall'. 4.2.3.2. Fichiers d'installation pour NetWinder ----------------------------------------------- La façon la plus simple de démarrer une NetWinder, c'est de le faire par le réseau, en utilisant l'image TFTP .../current/netwinder/tftpboot.img (http://http.us.debian.org/debian/dists/woody/main/disks-arm/current/netwinder/tftpboot.img) fournie. 4.2.3.3. Fichiers d'installation pour CATS ------------------------------------------ La seule méthode de démarrage qui fonctionne pour CATS consiste à utiliser l'image combinée .../current/cats/tftpboot.img (http://http.us.debian.org/debian/dists/woody/main/disks-arm/current/cats/tftpboot.img) . Elle peut être chargée depuis n'importe quel périphérique accessible au gestionnaire de démarrage Cyclone. 4.3. Créer des disquettes depuis des images disque -------------------------------------------------- Les disquettes d'amorçage sont la plupart du temps utilisées pour amorcer le système d'installation sur des machines qui possèdent un lecteur de disquettes. On peut aussi les utiliser pour installer le noyau et les pilotes sur la plupart des systèmes. L'amorçage par disquette n'est pas possible sur les ARM. Les images disque sont des fichiers contenant l'ensemble du contenu d'une disquette en mode _raw_ (ou copie brute des secteurs physiques). Les images disques, comme `rescue.bin', ne peuvent pas être simplement copiées sur une disquette. Un programme spécial est utilisé pour copier les fichiers images sur des disquettes en mode _raw_. C'est obligatoire car ces images sont une représentation brute du disque ; il faut donc recopier les données par _copie de secteurs_ du fichier vers la disquette. Il y a différentes méthodes pour créer des disquettes à partir d'images disque ; elles dépendent de votre plate-forme. Cette partie décrit comment le faire sur les différentes plates-formes. Quelle que soit la manière dont vous les obtiendrez, n'oubliez pas de verrouiller les disquettes créées de façon à vous assurer qu'elles ne seront pas endommagées par mégarde. 4.3.1. Écrire des images disques depuis Linux ou un système Unix ---------------------------------------------------------------- Pour écrire une image disque vers une disquette, vous aurez certainement besoin d'un accès super-utilisateur (root) sur votre système. Placez une disquette vierge non défectueuse dans le lecteur. Ensuite, tapez la commande suivante : dd if= of=/dev/fd0 bs=1024 conv=sync ; sync où est un des fichiers images disques de disquette. `/dev/fd0' est généralement le nom utilisé pour le lecteur de disquette. Cela peut être différent sur une station de travail (sur Solaris, c'est `/dev/fd/0'). Il se peut que vous récupériez la main avant que votre système Unix n'ait fini d'écrire la disquette, aussi, assurez-vous que le signal lumineux, activé lors du fonctionnement du lecteur, soit bien éteint, et que la disquette ne tourne plus avant de la sortir. Sur certains systèmes, vous devez utiliser une commande pour éjecter la disquette du lecteur (sur Solaris, utilisez `eject' et lisez la page de manuel associée). Certains systèmes tentent de monter automatiquement la disquette lorsque vous la placez dans le lecteur. Vous devrez désactiver cette option sinon la station de travail ne vous permettra pas d'écrire des données _brutes_ (« raw mode ») sur la disquette. Malheureusement, la façon de le faire varie considérablement suivant le système d'exploitation. Sur Solaris, vous pouvez configurer le gestionnaire de volumes pour autoriser les accès directs sur les disquettes (utilisez `volcheck' ou une commande équivalente dans le gestionnaire de fichiers). Ensuite, utilisez la commande `dd' avec la forme donnée au-dessus en remplaçant simplement `/dev/fd0' par `/vol/rdsk/', où est le nom donné au lecteur de disquettes lors de sa création (les lecteurs non nommés ont un nom générique `unnamed_floppy'). Sur les autres systèmes, voyez avec votre administrateur système. 4.3.2. Écrire des images disques depuis DOS, Windows ou OS/2 ------------------------------------------------------------ Si vous avez accès à une machine i386, vous pouvez utiliser l'un des programmes suivants pour copier les images sur les disquettes. Une liste non-exhaustive de ces programmes est disponible à l'emplacement suivant : http://www.fdos.org/ripcord/rawrite/readme.txt. Les programmes FDVOL, WrtDsk ou RaWrite3 peuvent être utilisés sous MS-DOS. http://www.minix-vmd.org/pub/Minix-vmd/dosutil/ Pour utiliser ces programmes, assurez-vous d'abord d'amorcer votre système sous DOS. Essayez de les utiliser depuis une fenêtre DOS sous Windows, car double-cliquer dessus depuis l'explorateur de Windows ne devrait _pas_ les faire fonctionner. Si vous ne savez pas amorcer DOS, tapez simplement sur F8 lors de l'amorçage du système. NTRawrite est un essai pour créer une version moderne de Rawrite/Rawrite3 qui serait compatible à la fois sous WinNT, Win2K et Win95/98. C'est une application graphique auto-documentée ; vous sélectionnez le lecteur de disquettes sur lequel écrire, puis vous sélectionnez l'image disque que vous désirez placer à cet endroit et vous appuyez sur le bouton d'écriture. http://sourceforge.net/projects/ntrawrite/ 4.3.3. Modifier la disquette de secours pour accepter les langages nationaux ---------------------------------------------------------------------------- Les messages affichés par la disquette de secours (avant de charger le noyau Linux) peuvent être écrits dans votre langue maternelle. Pour ce faire, si vous n'êtes pas anglophone, après avoir écrit le fichier image, vous devez copier les fichiers de messages ainsi qu'une police sur la disquette. Pour les utilisateurs de MS-DOS et Windows, il y a un fichier batch `setlang.bat' dans le répertoire `dosutils' pour copier les bons fichiers. Entrez simplement dans le bon répertoire, _i.e._, cd c:\debian\dosutils et exécutez tout simplement après l'invite de commandes Windows `setlang ', où est le code à deux lettres de votre langue en minuscule. Par exemple, `setlang pl' sert à configurer le polonais. Voici la liste des codes des langues actuellement disponibles : ca cs da de eo es fi fr gl hr hu it ko ja pl pt ru sk sv tr zh_CN Remarquez que les indications de ce manuel sont basées sur une installation en français ; sinon, les noms des menus et boutons différeront de ce que vous verrez sur votre écran. 4.4. Préparer les fichiers pour amorcer depuis le réseau en TFTP. ----------------------------------------------------------------- Si votre machine est connectée à un réseau local, vous pouvez l'amorcer directement à travers le réseau à partir d'une autre machine en utilisant TFTP. Si vous décidez de le faire, les fichiers d'amorçage doivent être placés à un endroit spécifique sur cette machine et elle doit être configurée pour supporter l'amorçage de votre propre machine. Vous devez configurer un serveur TFTP et pour les machines CATS, un serveur BOOTP ou un serveur RARP ou un serveur DHCP. Le protocole de recherche des adresses inverses (_Reverse address Resolution Protocol_ ou RARP) est une solution pour indiquer à votre client l'adresse IP qu'il doit utiliser pour lui-même. Une autre solution est d'utiliser le protocole BOOTP. BOOTP est un protocole IP qui indique à un ordinateur quelle est son adresse IP et lui dit où obtenir sur le réseau une image d'amorçage. Le protocole DHCP (« Dynamic Host Configuration Protocole » ou Protocole de configuration dynamique des hôtes, NdT) est une extension bien plus flexible de BOOTP (mais respectant la compatibilité ascendante). Certains systèmes ne peuvent être configurés que via DHCP. Le protocole de transfert de fichiers trivial (« Trivial Transfert File Protocol » ou TFTP, NdT) est utilisé pour transférer l'image d'amorçage au client. Théoriquement, n'importe quel serveur sur n'importe quelle plate-forme qui implémente ces protocoles peut être utilisé. Dans les exemples qui vont suivre dans cette partie, on donnera les commandes pour SunOS 4.x, SunOS 5.x (mieux connu sous le nom de Solaris) et GNU/Linux. 4.4.1. Configurer un serveur RARP --------------------------------- Pour configurer RARP, il vous faudra connaître l'adresse Ethernet du client (aussi nommée « adresse MAC »). Si vous n'avez pas cette donnée, vous pouvez amorcer en mode « secours » (_i.e_ à partir de la disquette de secours) et utiliser la commande `/sbin/ifconfig eth0'. Pour GNU/Linux (noyau 2.2.x), vous devez renseigner la table RARP du noyau. Pour ce faire, exécutez /sbin/rarp -s /usr/sbin/arp -s Si en retour vous obtenez `SIOCSRARP: Invalid argument', vous devrez probablement charger le module rarp du noyau ou bien recompiler le noyau pour supporter RARP. Essayez `modprobe rarp' puis essayez à nouveau la commande rarp. Les systèmes avec un noyau Linux 2.4.x n'ont pas de module RARP, et il faut dans ce cas utiliser le programme `rarpd'. La procédure est identique à celle utilisée sous SunOS dans le prochain paragraphe. Sous SunOS, vous devez vous assurer que les adresses matérielles Ethernet pour les clients soient listées dans la base de données « ether » (soit dans le fichier `/etc/ethers' soit via NIS/NIS+) et dans la base de données « hosts ». Ensuite, vous devez lancer le démon RARP. Pour SunOS 4, essayez la commande (en tant que super-utilisateur) : `/usr/etc/rarpd -a' ; pour SunOS 5, utilisez `/usr/sbin/rarpd -a'. 4.4.2. Configurer un serveur BOOTP ---------------------------------- Il y a deux serveurs BOOTP disponibles pour GNU/Linux, bootpd CMU et l'autre est en fait un serveur DHCP, dhcpd ISC, que l'on peut trouver dans les paquets `bootp' et `dhcp' dans Debian GNU/Linux. Pour utiliser `bootpd' CMU, vous devez commencer par décommenter (ou ajouter) la ligne adéquate dans `/etc/inetd.conf'. Dans Debian GNU/Linux, vous pouvez tout simplement lancer `update-inetd --enable bootps' suivi de `/etc/init.d/inetd reload' pour le faire. Sinon, la ligne en question devrait ressembler à bootps dgram udp wait root /usr/sbin/bootpd bootpd -i -t 120 Maintenant, vous devez créer le fichier `/etc/bootptab'. C'est le même genre de format familier et cryptique que ceux des bons vieux fichiers BSD printcap(5), termcap(5) et disktab(5). Allez voir la page de manuel bootptab(5) pour avoir plus d'informations. Pour bootpd CMU, il vous sera nécessaire d'obtenir l'adresse matériel (MAC) du client. Voici un exemple : client:\ hd=/tftpboot:\ bf=tftpboot.img:\ ip=192.168.1.90:\ sm=255.255.255.0:\ sa=192.168.1.1:\ ha=0123456789AB: Vous devrez changer au moins l'option « ha » qui spécifie l'adresse matériel du client. L'option « bf » spécifie le fichier que le client devra récupérer via TFTP ; cf. Section 4.4.5, `Mettre les images TFTP en place' pour plus de détails. En comparaison, configurer BOOTP avec `dhcpd' ISC est très facile parce qu'il traite les clients BOOTP comme des clients DHCP légèrement spéciaux. Quelques architectures requièrent une configuration complexe pour amorcer des clients via BOOTP. Si la vôtre en fait partie, lisez la partie Section 4.4.3, `Configurer un serveur DHCP'. Sinon, vous devriez être capable de vous en sortir en ajoutant simplement la directive `allow bootp' au bloc de configuration pour le sous-réseau contenant le client puis de redémarrer `dhcpd' avec `/etc/init.d/dhcpd restart'. 4.4.3. Configurer un serveur DHCP --------------------------------- À l'heure où ces lignes sont écrites, il n'existe qu'un seul serveur DHCP libre appelé `dhcpd' ISC. Dans Debian GNU/Linux, il est disponible dans le paquet `dhcp'. Voici un extrait du fichier de configuration (habituellement `/etc/dhcpd.conf') : option domain-name "example.com"; option domain-name-servers ns1.example.com; option subnet-mask 255.255.255.0; default-lease-time 600; max-lease-time 7200; server-name "servername"; subnet 192.168.1.0 netmask 255.255.255.0 { range 192.168.1.200 192.168.1.253; option routers 192.168.1.1; } host clientname { filename "/tftpboot/tftpboot.img"; server-name "servername"; next-server servername; hardware ethernet 01:23:45:67:89:AB; fixed-address 192.168.1.90; } Dans cet exemple, il y a un serveur « servername » qui joue le rôle de serveur DHCP, serveur TFTP et passerelle réseau. Vous devrez certainement changer les options de domain-name ainsi que le nom du serveur et les adresses matérielles du client. L'option « filename » devrait être le nom du fichier extrait via TFTP. Après avoir édité le fichier de configuration de dhcpd, relancez `dhcpd' par `/etc/init.d/dhcpd restart'. 4.4.4. Activer le serveur TFTP. ------------------------------- Pour s'assurer du bon fonctionnement du serveur TFTP, vous devez vous assurer au préalable que `tftpd' est activé. Ce dernier est généralement activé grâce à la ligne suivante dans `/etc/inetd.conf' : tftp dgram udp wait root /usr/sbin/tcpd in.tftpd /tftpboot Jetez un oeil dans ce fichier et rappelez-vous le répertoire passé en argument de `in.tftpd' ; vous en aurez besoin ultérieurement. L'option `-l' autorise certaines versions de `in.tftpd' à journaliser toutes les requêtes vers le journal du système ; c'est extrêmement pratique en cas d'erreur d'amorçage. Si vous devez changer `/etc/inetd.conf', vous devrez le signaler au processus `inetd'. Sur une machine Debian, lancez `/etc/init.d/netbase reload' (pour une Potato 2.2 et système plus récent, utilisez `/etc/init.d/inetd reload') ; sur les autres machines, retrouvez le numéro de processus de `inetd' et tuez-le avec la commande `kill -HUP '. 4.4.5. Mettre les images TFTP en place -------------------------------------- Ensuite, placez les images TFTP dont vous avez besoin (décrites dans la Section 11.2.3, `Description des fichiers du système d'installation') dans le répertoire des images d'amorce de `tftpd'. Généralement, ce répertoire s'appelle `/tftpboot'. Vous aurez à faire un lien depuis ce fichier vers le fichier que `tftpd' utilisera pour amorcer un client particulier. Malheureusement, le nom du fichier est déterminé par le client TFTP et il n'y a pas vraiment de standard. Souvent, le fichier que le client TFTP recherchera est . Pour calculer , prenez chaque octet de l'adresse IP du client et convertissez-la en hexadécimal. Si vous avez une machine à portée de main avec le programme `bc', vous pouvez l'utiliser. En premier, utilisez la commande `obase=16' pour configurer la sortie en hexadécimal, puis entrez les composants individuels du client IP un par un. Et pour , essayez quelques valeurs. _NOT YET WRITTEN_ 4.4.6. Installation avec une racine TFTP et NFS ----------------------------------------------- C'est très proche de l'installation pour système avec peu de mémoire parce que vous ne voulez pas charger le disque virtuel mais amorcer depuis le système de fichier nfs-root créé il y a peu. Vous n'avez qu'à remplacer le lien vers l'image tftpboot par un lien vers l'image du noyau (_i.e_ linux-a.out). Mon expérience de l'amorçage à travers le réseau est basée exclusivement sur RARP/TFTP qui requièrent que tous les démons tournent sur le même serveur (la station de travail SPARC envoie une requête TFTP en retour au serveur qui répondait à sa précédente requête RARP). Dans tous les cas, Linux reconnaît aussi le protocole BOOTP mais je ne sais pas comment le configurer :-(( Est-ce que cela doit être documenté dans ce manuel ? Pour amorcer la machine cliente, allez à Section 5.4, `Amorcer depuis TFTP'. 4.5. Installation automatisée ----------------------------- Pour installer sur de nombreux ordinateurs, il est possible d'utiliser l'installation complètement automatisée appelée `FAI' (pour « Fully Automatic Installation », NdT). Le paquet Debian `fai' doit être installé sur un ordinateur appelé le serveur d'installation. Ensuite, tous les clients à installer s'amorcent depuis leur carte réseau ou une disquette et installent Debian sur leur disque local. ------------------------------------------------------------------------------- 5. Amorçage du système d'installation ------------------------------------- Avec des limitations dans certains cas, vous pouvez amorcer le système d'installation à partir d'un cédérom Debian GNU/Linux, de disquettes, d'une partition de disque dur ou d'une autre machine à travers un réseau local. 5.1. Arguments des paramètres d'amorçage ---------------------------------------- Les paramètres d'amorçage sont ceux du noyau Linux et sont utilisés généralement pour s'assurer que ces périphériques seront traités correctement. Dans la plupart des cas, le noyau peut auto-détecter l'information sur vos périphériques. Parfois, dans certains cas, vous aurez à l'aider un petit peu. Toutes les informations nécessaires sur les paramètres d'amorçage sont disponibles dans le HOWTO Linux BootPrompt (http://www.freenix.org/unix/linux/HOWTO/BootPrompt-HOWTO.html) ; la présente section contient seulement un résumé des paramètres les plus utilisés. Si vous installez le système pour la première fois, utilisez les paramètres par défaut (c'est-à-dire, n'ajoutez aucun paramètre) et voyez si cela fonctionne correctement. Cela sera vraisemblablement le cas. Sinon, vous pourrez redémarrer ultérieurement avec les paramètres appropriés à votre matériel. Lorsque le noyau démarre, un message Memory: k/k available doit être affiché assez tôt durant le processus. doit correspondre à la quantité de mémoire vive (exprimée en kilo-octets) que contient votre machine. Si la quantité de mémoire vive détectée ne correspond pas à la quantité de mémoire contenue dans votre machine, vous devrez utiliser le paramètre `mem=', où est la taille mémoire de votre machine, suivie par « k » pour kilo-octets ou « m » pour méga-octets. Par exemple, `mem=65536k' et `mem=64m' sont équivalents pour forcer l'utilisation de 64 Mo de mémoire vive. Si votre moniteur est noir & blanc, utilisez le paramètre `mono'. Sinon, votre installation se fera en couleur, ce qui est l'option par défaut. Si vous démarrez à travers la console série, en général, le noyau la détecte automatiquement. Si vous avez une carte vidéo (« framebuffer ») et un clavier également connectés à l'ordinateur que vous voulez démarrer à l'aide de la console série, vous devrez peut-être passer l'option `console=' au noyau, où est votre interface série, c'est-à-dire quelque chose comme « ttyS0 ». De nouveau, tous les détails sur les paramètres d'amorçage peuvent être trouvés dans le HOWTO Linux BootPrompt (http://www.freenix.org/unix/linux/HOWTO/BootPrompt-HOWTO.html), y compris les astuces pour le matériel peu courant. Quelques pièges courants sont inclus ci-dessous dans la section : Section 5.5, `Dysfonctionnement pendant la procédure d'installation'. 5.1.1. Arguments de `dbootstrap' -------------------------------- Le système d'installation reconnaît quelques arguments qui peuvent s'avérer utiles. Les effets de `quiet' et `verbose' sont décrits dans : Section 11.5, `Effets des modes verbeux et silencieux'. quiet (silencieux) Oblige le système d'installation à supprimer les messages de confirmation et à essayer de faire les choses correctement sans faire d'histoires. Si vous êtes familier et à l'aise avec ce que le système d'installation va faire alors c'est une option intéressante pour rendre silencieux le processus ; verbose (verbeux) Pose encore plus de questions qu'habituellement ; debug (déboguer) Émet des messages de débogage supplémentaires dans le journal du système d'installation (consultez : Section 5.7.1, `Utiliser le shell et visualiser les fichiers-journaux'), incluant toutes les commandes exécutées ; bootkbd=<...> Présélectionne le clavier que vous voulez utiliser, par exemple `bootkbd=qwerty/us' ; mono Utilise le mode monochrome plutôt que couleur. nolangchooser Certaines architectures utilisent le _framebuffer_ du noyau afin d'offrir l'installation en un certain nombre de langues. Si le _framebuffer_ provoque des problèmes sur votre système, vous pouvez utiliser cette option pour le désactiver. Les symptômes de ce problème sont des messages d'erreur au sujet de bterm ou bogl, un écran noir, ou un blocage quelques minutes après le début de l'installation. 5.2. Amorcer depuis un cédérom ------------------------------ La manière la plus facile pour la plupart des gens est d'utiliser le jeu de cédéroms Debian (http://www.debian.org/CD/vendors/). Si vous avez un jeu de cédéroms, et si votre machine supporte l'amorçage depuis un cédérom, ce sera parfait ! insérez simplement votre cédérom, réamorcez et sautez au chapitre suivant. Notez que certains lecteurs de cédéroms peuvent demander des pilotes particuliers, et sont donc inaccessibles au tout début de l'installation. Si cette façon d'installer, en amorçant depuis un cédérom échoue, veuillez relire ce chapitre et la partie sur les autres noyaux et sur d'autres méthodes d'installation susceptibles de fonctionner chez vous. Les lecteurs de cédéroms USB sont supportés par la saveur « bf2.4 ». Les périphériques FireWire qui sont gérés par les pilotes ohci1394 et sbp2 devraient également être utilisables avec la saveur « bf2.4 ». Même si vous ne pouvez amorcer depuis un cédérom, vous pouvez probablement installer les composants du système Debian et n'importe quels paquets à partir du cédérom. Amorcez simplement à partir d'un autre support, comme les disquettes. Lorsqu'arrivera le moment d'installer le système d'exploitation, le système de base et n'importe quel paquet supplémentaire, faites pointer le système d'installation sur le lecteur de cédérom. Si vous avez des problèmes lors de l'amorçage, voyez : Section 5.5, `Dysfonctionnement pendant la procédure d'installation'. 5.2.1. Amorcer à partir d'un cédérom sur CATS --------------------------------------------- Pour amorcer un cédérom à partir de l'invite de la console Cyclone, utilisez la commande :`boot cd0:cats.bin' 5.3. Amorcer depuis des disquettes ---------------------------------- 5.4. Amorcer depuis TFTP ------------------------ Amorcer depuis un réseau suppose que vous ayez une fonction de connexion réseau supporté par les disquettes d'amorçage, à la fois pour une adresse réseau statique ou un serveur DHCP, un serveur RARP ou DHCP et un serveur TFTP. La méthode d'installation pour supporter l'amorçage depuis TFTP est décrite dans : Section 4.4, `Préparer les fichiers pour amorcer depuis le réseau en TFTP.'. 5.4.1. Amorcer à partir de TFTP sur une NetWinder ------------------------------------------------- Les NetWinders possèdent deux interfaces réseau : la carte 10 Mb/s compatible NE2000 est l'interface réseau `eth0' et la carte Tulip en 100 Mb/s est l'interface réseau `eth1'. NOTE : Vous aurez besoin de NeTTrom 2.2.1 ou supérieur pour amorcer le système d'installation. Il est recommandé d'utiliser NeTTrom 2.3.3 : Vous pouvez l'obtenir à partir de ftp://ftp.netwinder.org/pub/netwinder/firmware/ : * `nettrom-2.3-3.armv4l.rpm' * `nettrom-2.3.3.bin' * `nettrom-2.3.3.bin.md5sum' Après avoir réamorcé et interrompu le processus d'amorçage pendant la phase de compte à rebours, vous devez configurer le réseau avec l'adresse statique : NeTTrom command-> setenv eth0_ip 192.168.0.10/24 où 24 est le nombre de bits du masque réseau ou bien avec une adresse dynamique : NeTTrom command-> boot diskless Il se peut que vous ayez aussi à configurer les réglages de `route1' si le serveur TFTP n'est pas sur le sous-réseau local. Le reste de la configuration est tout à fait standard (l'étape de sauvegarde de l'ensemble est optionnel) : NeTTrom command-> setenv kerntftpserver 192.168.0.1 NeTTrom command-> setenv kerntftpfile tftpboot.img NeTTrom command-> save-all NeTTrom command-> setenv netconfig_eth0 flash NeTTrom command-> setenv kernconfig tftp Seules les deux dernières commandes interfèrent avec l'amorçage normal des disques donc il est prudent de tout sauvegarder soigneusement avant de le faire, ce qui permettra de sauvegarder les réglages réseau au cas où vous auriez à réamorcer depuis le réseau. Utilisez la commande `printenv' pour réafficher vos réglages d'environnement. Finalement, si la variable de NeTTrom « cmdappend » a l'option « noinitrd » (qui est nécessaire à l'amorçage des noyaux 2.4), vous devrez la supprimer pour que le noyau puisse amorcer avec ses disques virtuelles en attache. 5.4.2. Amorcer à partir de TFTP sur CATS ---------------------------------------- Sur les machines CATS, utilisez boot de0: ou quelque chose de similaire à l'invite de Cyclone. 5.5. Dysfonctionnement pendant la procédure d'installation ---------------------------------------------------------- 5.5.1. Fiabilité des disquettes ------------------------------- Le plus gros problème pour les gens qui installent Debian pour la première fois semble être la fiabilité des disquettes. La disquette de secours est celle qui pose le plus de problème car c'est elle qui accède directement au matériel avant que Linux ne se charge. Souvent, le matériel n'est pas détecté aussi sûrement qu'avec un lecteur de disquette Linux et peut s'arrêter sans message d'erreur quand il lit des données incorrectes. Il peut aussi y avoir des erreurs dans les disquettes de pilotes et la plupart d'entre elles peuvent se deviner à cause d'erreurs disque d'entrées/sorties. Si vous êtes bloqué pendant l'installation avec une disquette particulière, la première chose à faire est de télécharger à nouveau l'image de la disquette et de la réécrire sur une _nouvelle_ disquette. Reformater simplement l'ancienne disquette peut être insuffisant, même si la disquette est reformatée et écrite sans erreur. Il est parfois utile d'écrire les disquette sur un autre système. Un utilisateur a rapporté une fois qu'il a dû réécrire les images sur la disquette _trois_ fois avant qu'elle fonctionne ; ensuite, tout s'est bien déroulé avec cette troisième disquette. D'autres utilisateurs ont signalé qu'en redémarrant un certain nombre de fois avec la même disquette, on arrive parfois à faire amorcer le système avec succès. Tout cela est dû à des défaillances matérielles ou à des défaillances du micro-programme de contrôle des lecteurs de disquettes. 5.5.2. Configuration d'amorçage ------------------------------- Si vous avez des problèmes et que le noyau se bloque pendant la phase d'amorçage, qu'il ne reconnaisse pas vos périphériques ou bien que les pilotes ne soient pas parfaitement fonctionnels, la première chose à faire est de vérifier les paramètres d'amorçage, ainsi qu'il a été discuté dans : Section 5.1, `Arguments des paramètres d'amorçage'. Si vous amorcez avec votre propre noyau plutôt que celui fourni par l'installateur, assurez-vous que `CONFIG_DEVFS' ne soit pas dans le noyau. L'installateur n'est pas compatible avec `CONFIG_DEVFS'. Les problèmes peuvent être souvent résolus en retirant périphériques et rajouts et en essayant d'amorcer de nouveau. Il existe en tout état de cause des limitations dans notre jeu de disquettes d'amorçage en ce qui concerne le matériel. Certaines plateformes supportées par Linux ne le seront pas directement par nos disquettes. Si c'est le cas, vous aurez à créer votre propre disquette de secours (voir : Section 10.3, `Remplacer le noyau de la disquette de secours') ou rechercher vers une installation en réseau. Si vous avez une machine avec beaucoup de mémoire, plus de 512 Mo, et si l'installateur se bloque lors de l'amorçage du noyau, vous serez amené à inclure comme argument d'amorçage la limite du total de la mémoire que le noyau devra voir, comme `mem=512m'. 5.6. Comprendre les messages de démarrage du noyau -------------------------------------------------- Durant la séquence de démarrage, vous pourriez voir beaucoup de messages du genre `can't find something', ou `something not present', `can't initialize something', ou même `this device driver depends on something'. La plupart de ces messages sont sans conséquence. Vous les voyez parce que le noyau du système d'installation est conçu pour tourner sur des ordinateurs avec un grand nombre de périphériques très différents. Évidemment, aucun ordinateur ne possède tous les périphériques possibles, et le système d'exploitation pourrait se plaindre parce qu'il recherche un périphérique que vous ne possédez pas. Vous pourriez également voir le système s'arrêter pendant un moment. Cela arrive quand il attend une réponse d'un périphérique qui n'est pas présent sur votre système. Si vous trouvez le temps de démarrage du système exagérément long, vous pourrez créer un noyau personnalisé plus tard (voyez : Section 9.5, `Compiler un nouveau noyau'). 5.6.1. `dbootstrap' : rapport de problèmes ------------------------------------------ Si vous parvenez à la fin de la phase d'amorçage mais que vous ne parveniez pas à la fin de l'installation complète, le menu « Rapport de problèmes » de `dbootstrap' peut vous aider. Il crée un fichier `dbg_log.tgz' sur une disquette, un disque dur ou un système de fichier monté. `dbg_log.tgz' détaille l'état du système (`/var/log/messages', `/proc/cpuinfo' etc.). `dbg_log.tgz' peut fournir des indications sur ce qui s'est mal déroulé et comment le résoudre. Si vous soumettez un rapport de bogue, vous devrez attacher ce fichier au rapport. 5.6.2. Soumettre un rapport de bogue ------------------------------------ Si vous avez toujours des ennuis, veuillez soumettre un rapport de bogue. Envoyez un courriel à . Vous _devez_ inclure les lignes suivantes en tête de votre message : Package: boot-floppies Version: Assurez-vous que le champ soit bien identique à la version des disquettes d'amorçage que vous utilisez. Si vous ne connaissez pas la _version_, donnez la date du téléchargement des disquettes et indiquez la distribution à partir de laquelle vous les avez obtenues (par exemple, « stable », « frozen » ou « woody »). Vous devrez aussi inclure les informations suivantes dans votre rapport de bogue : architecture: arm model: memory: scsi: cd-rom: network card: pcmcia: Suivant la nature du bogue, il peut être souhaitable d'indiquer si vous installiez sur des disques IDE ou SCSI ou bien les autres périphériques comme l'audio, la taille des disques et le modèle des cartes vidéo. Dans le rapport de bogue, décrivez le problème en incluant les derniers messages visibles du noyau dans le cas d'un gel du noyau. Décrivez les étapes que vous avez effectuées pour arriver dans cet état. Veuillez _dans la mesure du possible_ rédigez le rapport de bogue en anglais. 5.7. Introduction à `dbootstrap' -------------------------------- `dbootstrap' est le nom du programme qui est lancé après que vous soyez entré dans l'installation du système. Il est responsable de la configuration initiale du système et de l'installation du « système de base ». Le principal travail de `dbootstrap' et l'objectif principal de la configuration initiale de votre système est d'en configurer les éléments essentiels. Par exemple, il se peut que vous ayez à utiliser certains modules du noyau, alors même que ces pilotes sont liés dans le noyau. Ces modules comptent parmi les pilotes de matériel de stockage, les pilotes de réseau, le support d'un langage donné et le support pour d'autres périphériques qui ne sont pas automatiquement inclus dans le noyau que vous utilisez. Le formatage et le partitionnement du disque, ainsi que la configuration du réseau, sont facilités par `dbootstrap'. Ce réglage fondamental est fait en premier car il est souvent nécessaire au bon fonctionnement de votre système. `dbootstrap' est une application simple, orientée caractères et conçue pour offrir un maximum de compatibilité dans toutes les situations (comme une installation depuis une ligne série). Il est très facile à utiliser. Il vous guidera pas à pas dans chaque étape du processus d'installation. Vous pouvez aussi revenir en arrière et répéter des étapes si vous pensez avoir fait une erreur. Pour vous déplacer à l'intérieur de `dbootstrap', utilisez : * La flèche de droite ou la touche de tabulation pour aller en avant et la flèche gauche ou la touche Shift-tab pour vous déplacer en arrière entre les boutons et les sélections dans l'écran courant ; * Les flèches haut et bas permettent de sélectionner différents éléments dans une liste à défilement et de faire défiler la liste elle-même ; * La barre d'espacement permet la sélection d'articles comme dans une boîte de sélection ; * La touche _Entrée_ sert à valider les choix. 5.7.1. Utiliser le shell et visualiser les fichiers-journaux ------------------------------------------------------------ Si vous êtes un utilisateur expérimenté d'Unix ou de Linux, pressez _Left Alt-F2_ pour obtenir une seconde _console virtuelle_. C'est la touche _Alt_ placée à gauche de la barre d'espacement et la touche de fonction _F2_, pressées en même temps. C'est une fenêtre distincte dans laquelle tourne un clone de shell Bourne appelé `ash'. À ce moment, vous avez amorcé à l'intérieur du disque virtuel et vous avez à disposition un nombre limité d'outils Unix. Vous pouvez connaître les programmes disponibles en tapant `ls /bin /sbin /usr/bin /usr/sbin'. L'éditeur de textes est `nano-tiny'. Utilisez les menus pour exécuter une tâche qui est prévue pour --- l'interpréteur de commandes et les applications ne sont là qu'au cas où quelque chose tournerait mal. En particulier, vous devez toujours utiliser le menu, et non pas le shell, pour activer une partition d'échange parce que le logiciel sous le menu n'est pas capable de détecter que vous l'avez fait depuis l'interpréteur de commandes. Pressez _Left Alt-F1_ pour revenir aux menus. Linux fournit jusqu'à 64 consoles virtuelles mais la disquette de secours n'en utilise qu'une partie. Les messages d'erreur sont redirigés vers la troisième console (connue comme _tty3_). Vous pouvez y accéder en pressant _Left Alt-F3_ (gardez la touche _Alt_ enfoncé pendant que vous appuyez sur la touche de fonction_F3_). Revenez en arrière sur `dbootstrap' avec _Left Alt-F1_. Ces messages se retrouvent aussi dans `/var/log/messages'. Après l'installation, ce fichier-journal est copié dans `/var/log/installer.log' sur votre système. Pendant l'installation de base, les messages de dépaquetage des paquets et de configuration sont redirigés vers `tty4'. Vous pouvez y accéder en tapant _Left Alt-F4_Revenez en arrière sur `dbootstrap' avec _Left Alt-F1_. Ces messages sont ensuite sauvegardés par debootstrap dans `/target/tmp/debootstrap.log' lorsque l'installation est achevée depuis une console série. 5.8. Choisir la langue ---------------------- Votre architecture peut être _internationalisée_. Ainsi, comme première étape de l'installation, sélectionnez la langue dans laquelle le processus d'installation va se dérouler. Certaines langues ont des variantes disponibles et vous verrez apparaître l'invite « Choisir la variante de langue » après avoir sélectionné votre langue. Sélectionnez la variante adéquate à votre région géographique. Les réponses que vous avez données aux deux questions précédentes vont être utilisées pour sélectionner la langue que l'installateur utilisera, pour installer un bon clavier et, plus tard dans le processus, pour sélectionner le serveur miroir Debian par défaut en fonction de votre situation géographique. Dans tous les cas, vous pouvez passer outre ces réglages si vous le désirez. 5.9. Notes sur cette version ---------------------------- Le premier écran après « Choisir la langue » que `dbootstrap' vous présentera est les « Notes sur cette version ». Cet écran donne la version du logiciel `boot-floppies' que vous utilisez et fournit une brève introduction sur les développeurs Debian. 5.10. Menu principal d'installation - Debian GNU-Linux ------------------------------------------------------ Il se peut que vous voyiez une boîte de dialogue indiquant : « Le programme d'installation est en train de déterminer l'état actuel de votre système et la prochaine étape de l'installation qui doit être effectuée. ». Sur certains systèmes, cela passe trop rapidement pour être lisible. Vous verrez cette boîte de dialogue entre chaque étape dans le menu principal. Le programme d'installation, `dbootstrap', vérifiera l'état du système à chaque étape. Ces vérifications vous permettent de redémarrer votre machine sans perdre le travail que vous avez déjà fait au cas où vous auriez à arrêter votre système en cours d'installation. Si vous avez à redémarrer votre système, vous aurez à relancer l'installation, à configurer votre clavier, réactiver la partition d'échange et remonter les disques qui ont été initialisés. Tout ce que vous avez déjà fait avec le système d'installation a été sauvegardé. Pendant tout le processus d'installation, vous verrez dans le menu principal : « Menu principal d'installation - Debian GNU-Linux ». Les choix en haut du menu changeront pour indiquer la progression dans l'installation du système. Phil Hughes écrivait dans le Linux Journal (http://www.linuxjournal.com/) qu'un _poussin_ bien éduqué pourrait installer Debian ! Il voulait dire que l'installation se résume la plupart du temps à appuyer _machinalement_ sur la touche _Entrée_ Le premier choix dans le menu d'installation représente l'action suivante car le système détecte ce que vous avez déjà fait. Il devrait dire « Suivant » et à ce moment, l'étape suivante d'installation sera choisie. 5.11. Configurer le clavier --------------------------- Assurez-vous que la mise en relief est sur l'élément « Suivant » et pressez sur _Entrée_ pour aller dans le menu de configuration du clavier. Sélectionnez un clavier conforme à l'usage de votre langue nationale ou bien sélectionnez quelque chose d'approchant s'il n'existe rien d'exactement conforme. Une fois l'installation du système terminée, il vous sera proposé une disposition de clavier à partir d'un choix très large (lancez `kbdconfig' en tant que root lorsque vous avez terminé l'installation). Déplacez la mise en relief vers la sélection de clavier qui vous convient et pressez sur _Entrée_. Utilisez les flèches du clavier pour déplacer la mise en relief ; elles sont à la même place pour toutes les dispositions de clavier et sont donc indépendantes de sa configuration. Un clavier « étendu » est un clavier possédant les touches F1 à F10 sur la rangée du haut. Si vous installez un poste de travail sans disque, les deux étapes suivantes seront supprimées car il n'y a pas de disque local à partitionner. Dans ce cas, votre étape suivante sera : Section 7.6, `Configurer le réseau'. Après cela, on vous demandera de monter votre partition NFS racine, voyez : Section 6.8, `Monter une partition Linux déjà initialisée'. 5.12. Dernière chance ! ----------------------- Avons-nous dit que vous deviez sauvegarder vos disques ? C'est la dernière occasion de le faire. Si vous n'avez pas sauvegardé tous vos diques, retirez la disquette du lecteur, remettez à zéro le système et lancez vos sauvegardes. ------------------------------------------------------------------------------- 6. Partitionnement pour Debian ------------------------------ Le menu « Partitionner un disque dur » vous présente la liste des lecteurs que vous pouvez partitionner et exécute un logiciel de partitionnement. Vous devez créer au moins une partition « Linux native » (type 83) et vous voudrez probablement au moins une partition « Linux Swap » (type 82). 6.1. Décider des partitions et de leurs tailles pour Debian ----------------------------------------------------------- Au strict minimum, GNU/Linux a besoin d'une partition pour lui-même. Vous pouvez avoir une seule partition contenant le système entier, les applications et vos fichiers personnels. La plupart des gens pensent qu'une partition d'échange (swap) est nécessaire, bien que ce ne soit pas tout à fait vrai. Le « Swap » est l'espace de travail du système d'exploitation ; il lui permet d'utiliser de l'espace disque comme « mémoire virtuelle ». En le plaçant sur une partition séparée, Linux peut en faire un usage bien plus efficace. Il est possible de forcer Linux à utiliser un fichier normal comme espace d'échange, mais ce n'est pas recommandé. La plupart des gens choisissent d'utiliser plus de partitions que le minimum requis pour GNU/Linux. Il y a deux raisons pour que vous ayez envie de diviser le système de fichiers en de nombreuses petites partitions. La première concerne la sécurité. Si le système de fichiers est corrompu, en général une seule partition est affectée. Donc, vous n'avez à remplacer (à partir des sauvegardes que vous avez soigneusement conservées) qu'une partie de votre système. Au minimum, vous devriez envisager la création de ce qui est communément appelée la « partition racine ». Elle contient les composants les plus essentiels du système. Si une autre partition est corrompue, vous pourrez toujours amorcer Linux pour réparer le système. Cela peut vous épargner le désagrément d'avoir à réinstaller le système entier. La seconde raison est généralement plus importante pour une entreprise, mais cela dépend vraiment de l'utilisation de votre machine. Supposons que quelque chose commence à consommer de l'espace disque de façon incontrôlée. Si le processus à l'origine du problème possède des droits de super-utilisateur (le système interdit un pourcentage du disque aux utilisateurs), vous pourriez soudainement vous trouver à court d'espace disque. Ce n'est pas bon car l'OS a besoin d'utiliser des fichiers réels (en dehors de l'espace d'échange) pour de nombreuses tâches. Cela pourrait même ne pas être un problème provenant de votre machine locale. Par exemple, recevoir des envois en nombre de messages électroniques peut facilement remplir une partition. En utilisant plusieurs partitions, vous protégez le système de beaucoup de ces problèmes. Pour reprendre encore l'exemple du courrier, en plaçant `/var/mail' sur sa propre partition, la majeure partie du système marchera même si vous êtes submergé de courrier non sollicité (_spam_). Le seul inconvénient qu'il y a à utiliser plusieurs partitions est qu'il est souvent difficile de connaître ses besoins à l'avance. Si vous faites une partition trop petite, vous aurez soit à réinstaller le système soit à déplacer constamment des fichiers pour faire de la place sur la partition trop petite. D'un autre côté, si vous faites une partition trop grande, vous aurez perdu de l'espace pouvant être utile ailleurs. L'espace disque est bon marché de nos jours, mais pourquoi jeter votre argent par les fenêtres ? 6.2. L'arborescence des fichiers -------------------------------- Debian GNU/Linux adhère à la norme sur la hiérarchie du système de fichiers (http://www.pathname.com/fhs/) pour le nommage des fichiers et des répertoires. Cette norme permet aux utilisateurs et aux logiciels de prévoir l'emplacement des fichiers et des répertoires. Le répertoire racine est simplement représenté par la barre oblique `/'. Au niveau de la racine, tous les systèmes Debian incluent ces répertoires : bin Binaires (exécutables) des commandes essentielles boot Fichiers statiques pour le chargeur d'amorçage (boot) dev Fichiers des pilotes de périphériques etc Configuration système propre à la machine home Répertoires personnels des utilisateurs lib Bibliothèques partagées et modules noyaux essentiels mnt Point de montage pour les montages temporaires proc Répertoire virtuel pour les informations systèmes root Répertoire personnel de l'utilisateur root sbin Exécutables système essentiels tmp Fichiers temporaires usr Hiérarchie secondaire var Données variables opt Suites